dimanche 22 avril 2012

Mes premiers cupcakes...



Ayant vécu plus de 3 ans en pays anglo-saxons (Royaume-Uni et Australie), je n'avais pourtant jamais mangé de cupcakes, que l’on trouvait plutôt aux États-Unis à l’époque. J'ai décidé de tenter l'expérience ce matin, sans autre matériel que mes petits moules en silicone (je pense acheter des colorants et des petites décorations parce que cela fait vraiment de jolis petits gâteaux) et le résultat était plutôt réussi, même si mes cupcakes sont loin de ressembler à ceux que l'on voit dans les boutiques chics.
Comme je n'avais pas de colorant, j'ai ajouté une cuillère à café de tomate concentrée pour rendre le fameux nappage rose-orangé !
À vos spatules !

Cupcakes à la vanille de Mafalda
Pour environ 8 cupcakes de taille moyenne
Ingrédients
Pour la pâte :
120 g de farine
1 cuillère à café de levure
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
60 g de beurre
80 g de sucre roux
1 gros œuf
20 cl de crème liquide
1 cuillère à café d'extrait de vanille

Nappage à la vanille :
120 g de beurre ramolli
160 g de fructose
1 cuillère à café d'extrait de vanille
1 cuillère à café de tomate concentrée

Préparation de la pâte à cupcakes :
1. Préchauffer le four à 180 °C.
2. Mélanger le beurre ramolli avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse. Ajouter ensuite l’œuf et continuer de remuer.
3. Ajoutez ensuite l’extrait de vanille, la crème liquide et enfin la farine, puis continuer de mélanger jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène.
4. Remplir les moules à muffin en silicone aux 2/3 avec ce mélange et mettre au four entre 15 et 20 minutes (pour vérifier la cuisson, piquer un muffin avec un couteau, la lame doit ressortir propre).
5. Laisser les cupcakes refroidir.
6. Pour réaliser le nappage, battre avec un fouet électrique le beurre ramolli, le fructose et une cuillère à café de concentré de tomate pour un colorant bio. La pâte obtenue doit être bien lisse, mais réalisez cette opération dans un grand saladier, car le mélange peut vous sauter à la tête !
7. Lorsqu'ils sont complètement froids, décorer les cupcakes avec le nappage.
8. Déguster sans modération !

dimanche 8 avril 2012

Working mums ou la grande injustice…


Cela fait une éternité que je n'ai pas posté... Pardonnez-moi, mais je viens de vivre quatre mois infernaux intenses.
La raison en est toute simple, je suis devenue traductrice indépendante et je dois avouer que si je m'attendais à des débuts plutôt calmes, c'est plutôt le contraire qui m'est arrivé. Je ne vais pas me plaindre bien sûr, car j'ai du travail et j'ai en plus le luxe de pouvoir choisir mes clients pour le moment (je garde les gentils, je vire les cons, le pied total!), et de travailler à la maison.

En tant que personne très organisée et travailleuse, je n'ai pas eu de problème pour trouver mon rythme et je dois dire que de se retrouver dans le SILENCE (le grand, le vrai) dès le lundi matin à 8 h jusqu'à 18 h est un vrai luxe pour moi. Le temps, ou plutôt le manque de temps, s’est pourtant révélé le plus gros de mes challenges. Je travaille entre 50 et 70 h par semaine, c’est beaucoup, mais je travaille pour moi, donc je m’en fiche. Le problème, c’est que lorsqu’on travaille à la maison et que l’on a des deadlines plus que serrées, des gros volumes à traiter, il faut beaucoup travailler, c’est-à-dire le soir très tard, parfois le weekend, alors qu’on a quand même tout le reste à gérer.

Le reste, me dites vous ma bonne dame ? Ce qui n’a pas changé, c’est-à-dire la charge de travail à la maison, l’intendance, le quotidien qui vous bouffe et qui vous tue. Et lorsqu’on est stressée, exténuée de travailler autant et d’élever de charmants bambins, une dispute revient régulièrement saccager le couple.

Ah oui le couple… Parlons-en. Des parents, qui font tout pour que leurs enfants soient épanouis, propres, ne manquent de rien. Des professionnels, qui travaillent de longues heures et ont parfois de grosses responsabilités. Il faut être une vraie équipe, supporter les absences de l’un, les gros coups de stress et de gueule de l’autre (ça, c’est moi, vous l’avez compris). Il ne reste pratiquement rien pour le couple dans ces moments-là, pas de moments privilégiés, pas de repos, plus de complicité, on devient presque des colocataires. On se lève comme des robots, on se couche sans avoir même eu le temps de se détendre cinq minutes, pour recommencer le lendemain. On ne fait pas grand-chose ensemble parce qu’on est des parents et des personnes qui travaillent et qu’il n’y plus de place pour le reste. Je vous rassure, tout va bien entre Petit Chéri et moi, mais il faut sacrément d’amour, de force et de patience pour résister à un tel rythme.

Je vous parlais donc d’un sujet qui vient souvent pointer son nez dans les familles, afin d’y semer la zizanie. Vous voyez de quoi je veux parler, allez si, avouez ! 
Eh oui, les tâches ménagères ! J’ai la chance d’avoir un mari moderne qui m’aide énormément, mais il a fallu de nombreuses engueulades et de non moins nombreuses mises au point avant d’arriver à un nouvel équilibre, celui où le mari et la femme travaillent et partagent les tâches de manière équitable. Et ce sujet mesdames, je ne sais pas chez vous, mais chez moi c’était plutôt tabou. Lorsque je disais que j’avais besoin de plus d’aide, mon Petit Chéri me répondait « Ah oui, alors je ne fais rien, je ne t’aide pas, je suis un mauvais mari et un mauvais père ! », d’où l’impossibilité totale de dialoguer. Pourtant nous ne faisons pas partie des foyers dans lesquels la femme accomplit 75 % des tâches et le mari 25 %, loin de là… Mais pour avoir parlé à beaucoup de femmes autour de moi, j’en suis arrivée à la conclusion que nous en faisons souvent un peu plus, parfois beaucoup plus, mais comme cela ne se voit pas forcément, eh bien on a l’impression que cela s’accomplit par magie, et c’est une sacrée injustice. Je vous jure que cette grande injustice a fait chez moi couler des larmes très amères de fatigue, de rage, de dégout même. Mais ne nous leurrons pas, je ne pense pas que Petit Chéri a apprécié de se retrouver face à une hystérique aux yeux veinés de sang et victime du syndrome de Tourette le menaçant de divorcer ou de lui arracher la tête s’il oubliait une fois de plus de changer le rouleau de papier toilette. Les disputes peuvent parfois démarrer sur des sujets complètement débiles, mais qui nous font sortir malgré tout sortir de nos gonds.

Car si nos maris nous aident souvent beaucoup, il est quand même toujours assez étonnant de voir des hommes si « proactifs » professionnellement ne pas l’être dans la vie courante. Non, l’emballage du parfum ou le déodorant vide ne voient pas des pattes leur pousser pour aller sauter dans la poubelle de recyclage tous seuls, pas plus que les vêtements qui traînent partout ne sautent à pieds joints spontanément dans la machine à laver. Les draps de lit ne se changent pas non plus par l’opération du Saint-Esprit, pas plus que les ongles des jumelles ne se coupent automatiquement toutes les semaines, ou que les placards ne se remplissent de nourriture ou de nouveaux vêtements (car oui, un Hobbit, ça grandit vite, ça mange beaucoup et ça pourrit très vite ses vêtements et ses chaussures). Qui fait les repas, les lessives, s’occupe des rendez-vous médicaux, coupe les cheveux, cherche partout du dentifrice sans sorbitol, de la crème hydratante pour jambes sèches, mais potelées…etc., etc. ? Je crois que c’est souvent les mamans, même si je ne veux pas tomber dans la caricature. Je sais que beaucoup de papas coiffent leurs filles et préparent les repas ou les vêtements, mais come on les mecs, vous êtes peut-être des superstars comparés à vos pères, mais ce n’est pas encore tout à fait ça dans les foyers modernes ! Il faut vous bouger un peu, on en a assez de vous demander de sortir la poubelle pour la zillionnième fois !

J’ai failli m’étouffer lorsqu’une Wonder Mum m’a raconté la première partie de sa journée, celle qu’elle mène avant de commencer à travailler :
Lever à 6 h 30, emmener fille aînée au collège, 2 garçons à l'école, vider le lave-vaisselle, faire une machine, vider le sèche-linge, plier le linge sec et remettre le sèche-linge, arroser les fleurs, nourrir le chat, et donner à boire au chien,  donner son médoc au petit, ouvrir ses mails, faire un devis pour un client, aller chercher des déguisements pour le carnaval à l'école des garçons, préparer le repas du soir à l'avance, car retour du travail à 20 h…
Ensuite, elle va travailler (seconde journée), et le soir, elle rentre (3e journée) avant de retourner un peu travailler (jusqu’à 2 h du mat’, 4e journée).
Alors sans vouloir vilipender ces chers messieurs et me prosterner devant une telle organisation, je crois que nous sommes toutes des Wonder Women, mais que certaines d’entre nous auraient besoin d’un petit coup de main supplémentaire de la part de leur cher et tendre. Et chers Super Daddies, pardonnez-moi si je vous ai vexés et si vous ne vous retrouvez pas dans ce que je raconte, mais si vous existez, il existe un créneau de coaching très rémunérateur que beaucoup de femmes seraient prêtes à offrir à leurs maris !

Chez nous, tout va mieux, je pense que nous avons passé le plus gros de la crise, mais j’ai enfin compris à quel point le quotidien pouvait tuer le couple, et qu’il fallait vraiment faire attention lorsque l’on traverse des périodes aussi difficiles… Petit Chéri a entendu mon cri de détresse (« aaaaaaah putaaaaaain de meeeeeeerde de bordel de cuuuuuul ! ») et nous avons trouvé un nouvel équilibre… Jusqu’au prochain nouveau problème !
Et que celui ou celle qui m’a dit un jour « tu verras, ça s’arrange au bout de trois mois quand on a un bébé » veuille bien ravaler ses paroles et être maudit jusqu’à la 7e génération, car non, ça ne devient jamais facile… Mais heureusement qu’on est heureux !