samedi 26 juin 2010

J'ai testé le régime Montignac...



Ce post s'adresse à toutes celles qui comme moi, ont entendu tout et n'importe quoi pendant et après leur grossesse et qui ont eu quelques soucis de poids...
Combien de fois ai-je entendu: "Oh moi j'avais perdu 15 kg en sortant de la maternité!", "Tu vas perdre du poids en allaitant", "J'ai tout perdu en un mois". Et puis il y avait aussi les média qui s'extasiaient devant des actrices ou top models qui avaient retrouvé leur ligne en quelques semaines, et les encensaient, telles de véritables héroïnes (qui devaient s'affamer en mangeant une biscotte pour le déjeuner, faire 3h de sport par jour et être coachées par des professionnels), mais qui critiquaient vertement celles qui semblaient garder un petit embonpoint après avoir accouché comme si elles étaient de véritables fainéantes qui ne savaient pas maigrir et rester dans les normes.  
Trois jours après mon accouchement, je me suis pesée, et j'avais perdu trois kilos sur les vingt que j'avais pris en sept mois de grossesse, c'est à dire, moins que le poids de mes bébés, sans compter le poids de l'utérus (2kg), du placenta (1kg), et du liquide amniotique (1kg)... Mon ventre était encore énorme, à tel point que je me suis demandé s'ils n'avaient pas "oublié" un hypothétique triplé dans mon utérus.
Allongée dans mon lit à la maternité, je ne cessais de me répéter: "Je déteste Rachida Dati". Je me la rappelais fraiche et pimpante à l'Elysée, quatre jours après son accouchement, perchée sur ses talons aiguille, svelte, souriante et me demandait si elle était une force de la nature ou si elle était sous coke/morphine ce jour là. Je n'arrivais pas à me lever toute seule, je me suis déplacée en fauteuil roulant pendant quatre jours, je portais des culottes filets rembourrées, on aurait dit que j'avais été piétinée par un éléphant en folie. J'étais une véritable loque, et à en croire les jeunes mamans que je croisais en néonat, j'étais loin d'être une exception.

J'ai passé l'hiver en jean de grossesse, car aucun de mes vêtements ne m'allait, je n'arrivais pas à boutonner mes vestes ou mes chemisiers, mes jeans bloquaient au dessus du genoux, et quand je me regardais dans la glace, je ne me reconnaissais pas, tout pendait, j'avais 14kg en plus et j'étais loin de la femme enceinte épanouie que j'avais été. J'étais "juste" grosse. Enfin, grosse, il faut être honnête, non, pas grosse. Les personnes qui me connaissaient savaient que j'avais pris du poids car j'étais assez mince avant ma grossesse, et ceux qui ne me connaissaient pas étaient loin de se retourner sur moi dans la rue en se disant "Mon diiiiiiiieu, quelle horreur". J'étais ronde, et je pense que ça m'allait plutôt bien puisque j'avais un IMC encore dans les clous.
Mon problème était que l'allaitement avait totalement bloqué mon métabolisme et que je suis restée à 72kg pendant les six mois que j'ai allaité mes filles. Et même si j'étais loin de me trouver horrible ainsi, j'avais envie de me retrouver un peu, et surtout pas envie de me reconstituer une garde-robe.
C'est en parlant avec beaucoup de jeunes mamans que j'ai compris que ce qui m'arrivait était normal: toutes m'ont dit qu'elles avaient mis au moins un an à perdre leurs kilos de grossesse et que tout ce que les magazines disaient étaient des pures foutaises. J'ai souvent entendu dire "Il faut neuf mois pour faire un bébé, il en faut au moins autant pour retrouver son corps".
Je me suis alors demandé pourquoi on admirait les femmes qui perdaient facilement du poids après la grossesse (une minorité) et pourquoi nous, simples mortelles, nous devions supporter la pression sociale (une de plus) sur nos petits kilos en trop alors que nous avions donné la vie? J'ai trouvé cette pression pesante et cela m'a horrifiée.
Etre plus ronde m'a réconciliée avec mon corps d'avant, car je me suis rendu compte que je m'étais toujours considérée plus grosse que je n'étais, car pour ma taille, on peut dire que je suis plutôt mince à la base. J'ai compris que les trois kilos que je pensais avoir en trop étaient des kilos imaginaires, eux aussi générés par  cette fameuse pression sociale du corps parfait. J'ai commencé à aimer ce corps que je voyais dans la glace, même si parfois je pleurais aussi un peu de ne rentrer dans rien. Mais je me suis dit que lorsque j'aurais perdu mes kilos en trop, plus jamais je ne me plaindrais de mes imperfections, et je me suis promis de m'aimer comme je suis.

Une fois l'allaitement terminé, j'ai compris que je n'allais pas perdre du poids toute seule et j'ai décidé de faire un petit régime, pour pouvoir enfin porter mes jeans préférés...
Sachez une chose, c'est que je suis horriblement faible quand il s'agit de perdre du poids. J'avais déjà, comme beaucoup de femmes, essayé de perdre mes kilos imaginaires en faisant le régime Dukan (0 gr perdu en 15 jours et une envie constante de vomir à force de manger de la viande), Gerlinea, le régime Kellog's Extra et j'en passe...
Je déteste avoir faim, cela me rend totalement hystérique et désagréable, il fallait donc oublier tout régime hypo-calorique. J'aime aussi le sucre, il était donc hors de question pour moi de m'engager à faire six mois de régime en me privant de ce que j'aime, et puis je n'aime pas me dire qu'il faille se priver de tout pour maigrir, même si j'ai conscience qu'on ne peut pas perdre du poids en mangeant du Nutella ou des frites.

Je me suis donc inscrite au programme Michel Montignac car ma belle-maman me l'avait conseillé et j'aimais assez son principe. En fait, ce n'est pas un régime, mais un rééquilibrage alimentaire qui se base sur les index glycémiques des aliments. Il faut choisir des aliments ayant un index glycémique bas afin de soulager le pancréas qui sécrète de l'insuline et provoque une prise de poids. Adieu donc pomme de terre, et bonjour  patate douce (entre nous, je pourrais manger de la patate douce sur la tête d'un pouilleux). Certains aliments ont aussi un index glycémique plus haut s'ils sont cuits: mieux vaut donc manger des carottes rapées que cuites... 
Il fallait donc exclure certains aliments pendant la phase d'amaigrissement, mais quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai vu que j'allais pouvoir manger des pâtes (spaghettis al dente), du chocolat, des oeufs au bacon, du cassoulet, de la confiture au fructose, du pain complet, des soufflés, du fromage, boire du vin rouge et j'en passe!
M'inscrire au programme m'a aidée car j'avais besoin de motivation, mais finalement je n'ai eu que très peu besoin des coachs. J'ai trouvé les listes de courses et menus vraiment très bien faits et ceux ci m'ont permis de m'organiser, car il fallait que je change totalement ma manière de manger, que j'achète de nouveaux produits et que je cuisine un peu plus.
Rassurez-vous, je n'ai pas passé mes journées à cuisiner, en fait les menus étaient assez simples à réaliser; par contre il y avait toujours un super menu le week-end, qui me demandait pas mal de temps à préparer, mais quel bonheur de me régaler ainsi que Petit Chéri, et comme je faisais de grandes quantités, je congelais le reste pour les jours de la semaine où je n'avais pas le temps de préparer mes repas.
A moi mousse au chocolat sans beurre ni sucre (mais étonnamment succulente), chili con carne, flan aux pêches, gâteaux aux amandes sans farine, poivrons farcis, poissons grillés... Et tout cela sans restriction sur les quantités...
J'ai appris à faire des sauces très simples et étonnamment bonnes pour accompagner certains aliments un peu fades. Par exemple, au lieu de faire des pâtes à la crème fraiche et au fromage râpé, je mixais des aubergines grillées à un avocat pour accompagner des spaghettis. Une autre recette que je fais très souvent avec du poisson est également simplissime: mixer un oeuf dur avec 100gr d'olives vertes, un peu d'huile d'olive et de la ciboulette. C'est franchement bluffant!
J'avoue avoir un peu douté de ce régime, mais j'ai constaté une perte de poids progressive et régulière, entre 200 et 400gr par semaine, sans aucun effort, car je n'avais jamais faim, et surtout, je n'avais jamais envie de faire des écarts car je ne me sentais pas frustrée.
J'ai cependant, comme pour tous les régimes, connu des fameux "paliers" où je ne perdais pas de poids, mais je continuais à mincir, car à mon grand étonnement, je suis rentrée dans tous mes pantalons en 38 en n'ayant perdu que 4 kg. La raison est simple: on peut mincir sans perdre de poids car on perd de la masse graisseuse et on gagne de la masse sèche, qui est plus lourde.

J'ai perdu 6kg en 15 semaines et je ne suis qu'à la moitié de mon programme... Une fois la phase d'amaigrissement terminée, je passerai à la phase de stabilisation dans laquelle tous les aliments "interdits" sont réintroduits, mais il suffit de les manger après des aliments à index glycémiques bas (on mange des brocolis avant de manger des frites). On a droit à sept petits écarts par semaine, ou trois gros écarts, ce que je trouve plus que raisonnable...
Alors je dis merci Michel Montignac, je trouve que mincir lentement mais sûrement, en réapprenant à s'alimenter et en gardant des principes essentiels me semble plus raisonnable que de perdre beaucoup de poids rapidement mais s'exposer à une reprise rapide dès que l'on revient à une alimentation normale mais déséquilibrée, surtout quand on s'est privé pendant des mois des aliments que l'on aime.
Je pense que je vais garder beaucoup de recettes Montignac pour ma vie "post-régime" car je me suis amusée à les réaliser, et encore plus à les manger... Promis, je vous livrerai quelques unes de mes préférées un de ces jours! Bref, je suis fan!

1 commentaire:

P'tite Lilli a dit…

je vais te faire râler, je fais partie de celles qui ont perdu 12kg à l'accouchement... 6kg500 de bébés plus le "reste"