lundi 29 mars 2010

Mes premiers achats post-grossesse (ou comment s'habiller fashion quand on ressemble à un jambon d'York)


J'ai récemment décidé de reprendre forme humaine, 6 mois après la naissance des Hobbits... Ce ne fut pas chose simple car avec dix kg en trop, il n'y a pas grand chose qui m'aille, et je n'ai pas envie d'acheter des vêtements 2 tailles au dessus de ma taille "normale" (on ne sait jamais, peut-être qu'un jour je rentrerai à nouveau dans un 38?!)
Quoiqu'il en soit j'ai quand même fait la folie de flasher sur un jean Morgan que j'ai acheté en 42 pour maintenant et en 38 pour... peut-être jamais???!

Revenons à nos moutons, le jour où j'ai pu me libérer pour aller faire du shopping, j'ai eu le syndrôme du canard sans tête (celui qu'on vient de décapiter et qui court partout sans savoir où il va), j'étais limite tachycarde...

Alors qu'ai-je vu? Du jean, des marinières, du jean et des marinières... 
Comme j'ai déjà "tuuuuut" paires de jeans, j'ai osé la marinière à épaulettes bijoux que Sandro a rendu indispensable cet hiver (mais à 150€ j'ai préféré aller chez Tara Weijl et la payer 20€). Quand on a encore du bidon post-grossesse, la marinière ce n'est pas top, alors je la mets avec un gilet de serveur H&M, histoire qu'on voit les épaulettes et pas ma brioche!
Et au fait, les Hobbits ADORENT!

Marinière à épaulettes bijoux Tara Weijl - 19,90€

J'ai aussi bien aimé ce T-shirt H&M, j'aime beaucoup la tendance noeud+marinière, malheureusement il va falloir que je perde aussi un peu de mes bras de Popeye, ou alors la mettre sur un t-shirt à manches longues noir ou blanc...

T-shirt H&M - 8€

Une autre tendance que j'aime aussi beaucoup est le chemisier à carreaux. J'avais repéré celui-ci chez H&M et j'ai craqué car j'aime beaucoup les couleurs... Idéal pour cacher la bedaine, super avec un jean et des baskets, la tenue de tous les jours, ou alors plus chic avec un slim -si on y rentre dedans - et des talons!

Chemisier H&M - 15€

Malheureusement pour moi, j'ai aussi parfois des goûts de luxe et j'ai eu le malheur de rentrer dans le magasin Sud Express, quime fait penser au Comptoir des Cotonniers en deux fois moins cher, mais qui est cher quand même... J'ai failli m'acheter 2 tenues supplémentaires mais Petit Chéri m'a fait remarquer qu'à ce prix là je pourrais en avoir 8 dans une enseigne à petit prix.
Cependant, j'ai acheté le fameux T-shirt avec des ailes d'ange argentées dans le dos (que Berenice vend 150€), rassurez-vous le mien a couté 30€, pas donné me direz-vous, mais j'avais besoin de me faire plaisir.


Et évidemment au moment de payer j'ai vu ce magnifique t-shirt et je l'ai pris en caisse et la vendeuse m'a fait rajouter l'écharpe rouge en coton car le 3° article était à 50%  (je suis une cible facile).
J'adore les T-shirts imprimés, ils peuvent se porter "casual" avec un jean et une veste en cuir, ou pour sortir, toujours avec un pantalon plus classe et des talons, quelques bijoux discrets et le tour est joué!

T-shirt Sud Express 25€

Et juste pour le sport, comme nous parlions avec Miss G* des tenues d'intérieur, j'ai opté pour un look régressif qui n'est pas sans déplaire à mes filles et terriblement pratique car elle peuvent m'asperger de purée ou de lait caillé, c'est du coton!
Il est un peu cher pour ce que c'est, mais je pense que cela est dû aux royalties Disney:

Sweat Mickey & Minnie - Bershka - 19€

Il ne me reste plus qu'à trouver une robe de mariée pour le mois de juin, car oui, je me marie, et pour l'instant j'ai plutôt en tête la djellaba ou la combinaison de ski...

jeudi 18 mars 2010

Comment rendre son enfant heureux...



Ha ha ha. Vous riez déjà.
L'autre jour, je lisais un magazine scientifique (Elle) et je suis tombée sur un article concernant un pédiatre qui se targue de nous apprendre comment rendre notre progéniture épanouie. Et oui ma bonne dame, quarante ans d'expérience en milieu hospitalier, ça ne s'invente pas! Face à des millénaires de femmes et d'hommes qui se sont battus pour élever leurs enfants, il y en a des choses à dire! 
Ce cher Aldo Naouri nous donne les douze commandements à suivre pour qu'un enfant de 0 à 3 ans soit épanoui.


Ha ha ha. ROTFLBTCASTC.


J'ai lu avec intérêt cet article et j'en suis arrivée à la conclusion que mes filles allaient entamer une psychanalyse Lacanienne à 3 ans, fumer du crack à 6 ans, tomber enceinte à 12 ans et entamer une carrière de porno star à 16 ans. Et tout cela sera de ma oh très grande faute...
Je suis une mère indigne. Analysons à présent pourquoi selon quelques uns de ses principes.

1. Mettre en place des horaires de repas dès 3 mois 

Ha ha ha. 
Dès 3 mois, j'en rie encore, c'est bien un homme qui a écrit ça. Parfois on se demande s'ils ont eu des enfants les pédiatres. Chez nous la c'est la Méthode du Grand N'Importe Quoi
8h: elles n'ont pas faim. 
9h: si elles n'ont pas leur biberon tout de suite elles m'arrachent les yeux.
10h: elles veulent un gouter.
11h30: heure du repas. Elles hurlent en simultané, je prends celle qui crie le plus fort pour lui donner un biberon et je balance le transat de l'autre avec ma pantoufle. Elle s'endort au bout de 30ml pour se réveiller deux heures après et finir son repas. Sa soeur a quant à elle englouti son repas en faisant des bulles/en faisant caca en même temps/en m'éternuant à la gueule la bouche pleine de purée de potiron. C'est bon pour la peau.
15h: heure potentielle de début de goûter. Si ce n'est pas Pomme-Biscuit ou Nesquik, Maman, tu vas en chier.
18h: heure potentielle de fin de gouter mais aussi heure potentielle de début de repas.
18h15: Choupinambour hurle qu'elle a faim.
18h20: Choupinambour dort après avoir bu 30 ml.
19h: Lapinette a décidé de faire des pelotes de réjection avec ma purée maison carotte/topinambour/petit pois. 
20h: fin potentielle du repas. Leur père et moi ressemblons à un crépi humain de purée, nous sommes morts de faim, épuisés, les yeux veinés de sang.

2. On n'oublie pas le couple

Ha ha ha. Mon périnée a lâché.
3 mois de grossesse: j'ai tellement envie de vomir du matin au soir que je ne veux même pas que Petit Chéri s'approche de moi, je sens le vomi de poule. Il me voit pendant des mois errer en culotte et soutien-gorge parce que j'ai trop chaud, le ventre énorme. Il doit me mettre ma culotte et mes sandales, il essuie mes énormes vomito à la serpillière espagnole à 4h du matin après m'avoir mise toute habillée sous la douche, en larmes, pour me laver. C'est des moments de couple ça, non?
6 mois de grossesse: je veux le quitter. Je ne sais pas pourquoi mais je veux le quitter. Non, j'ai peur qu'il me quitte, alors je pleure toute la nuit, en reniflant fort pour qu'il me réconforte. Je m'enfuie en taxi de notre lieu de vacances car il m'a dit quelque chose qui ne m'a pas plu: "tu as un peu négligé ton dossier CPAM de maternité, non?". J'ai manque sauter de la SAAB en pleine marche. Les hormones? Meuh non!
7 mois de grossesse: je vais accoucher prématurément. Je veux qu'il vienne à mon chevet à 3h du matin alors qu'il travaille demain. C'est urgent, je crois que j'ai une crise d'asthme et s'il ne vient pas, je vais mourir/assassiner une infirmière.
1 mois des petites: nous ne dormons plus. Nous ne dormirons plus jamais. Nous nous détestons, nous nous adorons, nous sommes heureux... Le sexe? Je viens d'accoucher de 2 pastèques je vous rappelle, le premier qui s'approche de moi se prend un coup de boule avec casque intégral.
3 mois des petites: nous ne dormons toujours pas.
4 mois des petites: vu que nous ne nous voyons que la nuit, nous décidons d'investir dans des pyjamas, au moins on se trouvera beaux, la nuit.
6 mois des petites: nous ne dormons toujours pas.
Nous avons fait deux restaus, un concert, du shopping avec les Hobbits en porte-bébé, plusieurs apéros chez les copains, décidé de nous marier... Nous n'avons pas une seconde à nous la plupart du temps, pas une pour penser au couple, mais nous survivons et nous aimons.

3. Lui faire apprendre le temps des parents

Ha ha ha.
Le sommeil: si vous avez lu plus haut, nous ne dormons pas. 
Le sexe: il faut arriver à ne pas rire quand Choupinambour se met à entonner "Mexiiiiiiiiiico". 
Les repas: on est boulimiques, tous les deux au régime, car on mange de tout, n'importe quand, n'importe comment. Le must est la Knacki Herta froide quand on est en hypoglycémie. 
L'hygiène corporelle: un exploit. Je sors au bas mot 4 fois de mon bain quotidien pour remettre une sucette tombée, rassurer ("non Maman n'est pas partie en Transylvanie pour que vous ne la retrouviez pas"), vérifier qu'elles respirent encore car ce silence est suspect. Parfois, il est 17h et je réalise que je ne me suis toujours pas brossé les dents. 
S'habiller: ouais, faut avoir le temps, elles aiment bien mon streap-tease inversé (traduction: je suis à poil devant elle et je m'habille en chantant "Le petit lapin") et puis bon, il ne faut pas se leurrer, ma nouvelle marinière à épaulettes bijoux a beau fasciner les Hobbits et être tendance, elles adorent régurgiter dessus/m'éclabousser de purée. Autant rester en pyjama.

4. Le laisser pleurer s'il pleure la nuit - ne dormez pas avec lui (celle là elle est de mon propre pédiatre)

Ha ha ha.
Si je laisse pleurer J1la nuit, J2 se réveille et là, c'est les Pussicat Dolls en live.
Scénario de nuit #1: Lapinette se réveille 212 fois et on finit par la prendre dans le lit pour qu'elle dorme avec nous -dans mes bras-. Je dors par micro-sommeil car j'ai peur de l'étouffer (ils m'ont assez bien tannée sur la Mort Subite du Nourrisson au CHU).
Scénario de nuit #2: Choupinambour a décidé qu'à 2h du matin, sa journée commençait. Nous optons pour la solution démocratique et nous levons tous les deux. Biberon, balancelle, elle dort... Moi plus... Petit Chéri s'effondre.
Scénario de nuit #3: elles se réveillent toutes les deux et là, nous avons envie de nous suicider.
Scénario de nuit #4 (le plus rare): ça y est, elles font leurs nuits! Erreur fatale. Le scénario #4 est invariablement suivi par un scénario 1, 2 ou 3.

Mon cher Aldo, nous sommes des parents indignes mais vous avez raison sur un principe: "Parents, vous êtes condamnés à être aimés et à être détestés". Nous sommes au moins d'accord sur une chose!

mercredi 3 mars 2010

La fin de l'allaitement, elles s'envolent déjà...


Ceux qui ont suivi mes aventures savent que j'ai allaité exclusivement mes jumelles jusqu'à leurs cinq mois. Je les allaite encore un peu aujourd'hui car j'avais décidé de le faire jusqu'à leurs six mois, mais mes filles en ont décidé autrement.
Épuisée par des nuits sans sommeil, nous avons décidé de passer à la diversification alimentaire plus tôt, car j'avais bien senti que le lait ne leur suffisait plus (quoi, on leur faisait des biberons de 1 litre le soir avant le coucher? Heu non, pas du tout!). Ce chapitre sera discuté très prochainement dans mon blog, car la diversification alimentaire est un autre sujet très prenant!
Très vite, mes filles ont commencé à se désintéresser du "tétou" car biberon + cuillère + sein, cela faisait un peu trop pour elles. Elles se détachaient du sein, la bouche dégoulinant de lait et me regardaient en éclatant de rire, un très beau moment, car elles avaient compris que ce téton était relié à la dame qui s'occupe d'elles 24h/24, moi en l'occurrence. Parfois, elles fixaient aussi l'halogène qui se trouvait derrière ma tête et lui souriaient, puis se remettait à téter, relevaient la tête en souriant, pour fixer cette fois le yucca.... Re-grand moment de solitude.

Je ne pensais pas que cette étape serait si difficile à passer pour moi bien que je l'ai redoutée un peu. Je me suis sentie vide, abandonnée, car la seule chose unique et sublime, celle que personne ne pouvait partager avec elles allait m'être enlevée. Bien sûr mes bébés ne m'appartiennent pas, mais je ne peux pas nier qu'il y a une part d'égoïsme dans l'allaitement car on vit une fusion magnifique avec ses bébés, des moments inoubliables que rien ne pourra jamais effacer. Mais déjà, à cinq mois, il fallait qu'elles prennent leur premier envol, le premier d'une longue série, et j'aurais aimé que cet instant arrive le plus tard possible.
J'ai commencé à sangloter en silence pendant que je les mettais au sein, me demandant si c'était la dernière fois, si je pourrais encore vivre cette osmose avec un bébé, car je l'avais vécue pendant les 7 mois qu'elles ont passé dans mon ventre, et cela a continué quand nous nous retrouvions toutes les trois pour la tétée.
Quand je les allaitais, je me sentais comme une chatte qui allaite ses petits, comme la louve de Romulus & Remus, elles me griffaient les seins, poussaient des petits soupirs de plaisir, s'endormaient paisiblement, repues, les yeux mi-clos. Je n'allais plus jamais voir Choupinambour tirer sur mes tétons comme si demain n'existait pas, en faisant les yeux blancs et se prenant parfois une bonne giclée de lait dans la bouille. Plus jamais ma petite Lily ne chercherait le téton imaginaire qu'elle pensait derrière sa tête alors que je lui tendais mon sein dégoulinant. Je les perdais déjà et irrémédiablement et ce sentiment me fut totalement insupportable.
Mes seins allaient devenir aussi vide que mon ventre, je ne serais peut-être plus jamais enceinte, plus jamais je n'allaiterais un bébé, c'en était trop pour moi.

Petit Chéri a bien vu que je commençais à m'enfoncer dans une mini-déprime et m'a prise dans ses bras un matin que je m'agitais dans la cuisine, échevelée. J'ai éclaté en sanglots en lui disant que je perdais mes bébés, que je ne leur servais déjà plus, qu'elles s'éloignaient de moi. Il m'a regardée d'un air amoureux et m'a dit que mon lait coulait dans leurs veines autant que notre sang, et qu'il se trouvait également dans leurs petites joues rondouillardes et qu'elles m'en seraient redevables à vie. Saint homme!
Je lui ai alors demandé s'il ne voulait pas que je l'allaite lui, parce que "c'est très bon pour la santé tu sais! Il y a un roi qui a été allaité toute sa vie!". Il a bien sûr décliné mon offre et je lui ai dit que je comptais bien allaiter mes filles jusqu'à leurs 18 ans, date à laquelle elles partiraient faire leurs études à Harvard, où je leur enverrais hebdomadairement des Tupperware de lait maternel par UPS...
Aujourd'hui, la source ne s'est pas tarie mais la fin approche, et mon opulente poitrine va se transformer en gants de toilettes, mais il faut voir le positif, je vais pouvoir déléguer la tâche de nourrir mes filles à d'autres, et essayer de perdre les -tûûûûût- kilos que j'ai gardés pendant l'allaitement.
Ce soir encore, Lily a relevé la tête en me souriant, comme si elle me remerciait, et mon coeur s'est réchauffé, je trouverai d'autres façons d'être proche d'elles, et les voir évoluer et grandir est ma plus grande récompense.

Les hommes et le ménage...




Il est bien connu que le point commun entre les hommes et les chats est qu'ils ont tous peur de l'aspirateur... Mais aussi de la machine à laver...
Une amie et moi nous plaignions récemment que nos "mairis René" restaient impassibles devant des corbeilles à linge débordantes et ne semblaient pas en être gênés pour autant.
Petit Chéri et moi avions pourtant ratifié le Traité de Malte, dans lequel il s'était engagé à m'aider pour les lessives le dimanche, mais rien, non, rien, ne se passait.
Pourtant, un jour, le miracle est arrivé! J'ai vu Petit Chéri sortir de la salle de bain avec la corbeille à linge et faire SPONTANÉMENT une machine! Il avait l'air héroïque, le poil brillant, la truffe humide et l'oeil vif, j'en suis restée sans voix! Des anges sont apparus dans le salon et ont entonné Halleluyah en Gospel. Oui, j'avais trouvé l'homme idéal, un miracle était arrivé, une rémission spontanée de NonLessivite venait de se produire sous mes yeux ébahis.
Pourtant, ce miracle n'a pas semblé vouloir se reproduire dans les semaines qui ont suivi et mon incompréhension n'a fait qu'augmenter. Pourquoi???

Je lui en ai donc glissé un mot nonchalamment en essayant de flatter son ego:
- J'ai trouvé super que tu m'aides et que tu fasses une lessive l'autre jour.
- Heu quand?
- Ben si, le dimanche là, tu avais fait une lessive sans que je te le demande!
- Ah oui, c'est parce que j'avais plus rien à me mettre, ce n'était que mes affaires!
- Gloups.

Dans mon désespoir, je cherche des solutions alternatives et je pense offrir les aspirateurs Mini Dyson pour mes filles à Noël quand elles marcheront.
Le Babymop, ci-contre, m'a semblé très intéressant car il permet de joindre l'utile à l'agréable, un cadeau pour leurs premiers pas à quatre pattes?

mardi 2 mars 2010

C'est pas le foie mais le cerveau qui est atteint!


Ben oui, au lieu de me faire une Ricoré de 5h du mat', je me suis fait un sucre saupoudré d'aspartame à l'eau (en espérant que ça me ferait maigrir l'aspartame)... Grand moment de solitude.
C'est la deuxième fois que ça m'arrive en une semaine, la dernière fois c'était un sucre au sirop d'érable. La prochaine fois je pourrais me faire un coulis de sirop d'agave sur carré de sucre roux, qu'en pensez-vous?
Ça me rappelle un autre grand moment de solitude: la Ricoré au vinaigre. Oui, ça aussi, je l'ai fait.
Hiver 2004, une bonne rhino qui me rend complètement insensible au goût et j'ai le nez tellement bouché que je ne respire plus qu'avec la bouche. Avant de me coucher, je verse du vinaigre blanc dans ma bouilloire pour la nettoyer et effacer toute trace de calcaire. Je me lève, me douche, prépare le petit-dej et m'assois devant la télé pour déguster ma première Ricoré (non je n'ai pas des actions/oui j'assume ma Bernadette Chirac Attitude).
Sur le moment je ne réagis pas, je trouve juste que ça a un drôle de gout. J'en bois la moitié, mais bon, il y a quand même quelque chose de bizarre non? Le temps que l'information monte au cerveau et que la Ricoré descende dans l'estomac, je suis en train de vomir dans l'évier de la cuisine.
Oui, je l'ai fait, j'ai bu une demie Ricoré au vinaigre blanc.

lundi 1 mars 2010

L'hypocondrie ou le sens du drame...




Ressentant une grosse fatigue ces dernières semaines, j'ai été amenée à voir mon généraliste qui m'a prescrit une échographie du foie et une radio du coeur pour voir d'où venait ma fatigue et mon "foie qu'est pas droit"...
D'habitude je ne m'angoisse pas trop pour ma santé, mais depuis que je suis maman, je me fais pas mal de scénarios à la Titanic car j'ai peur que mes filles ne grandissent pas avec moi/de devenir veuve/de perdre mes enfants...
Il faut vous dire que j'ai déjà écrit une lettre post-mortem à mes filles, oui je sais, je suis pathétique.
Samedi matin, pour dédramatiser tout ça, j'ai demandé à Petit Chéri s'il fallait qu'on commence à organiser mes funérailles et je lui ai dit d'un air mi-sérieux, mi-raisin, que je souhaitais être incinérée et que mes cendres soient jetées dans le Gardon de Mialet. Ben oui, faut être prévoyant...
Aujourd'hui, en allant faire une prise de sang pour une analyse poussée, la secrétaire du labo me demande d'un air très sérieux:
- Vous l'avez eue quand cette ordonnance?
- Samedi, pourquoi?
- Votre médecin ne vous l'a pas prescrite en urgence?
- Heu non, pourquoi? (je commence déjà à choisir un modèle d'urne funéraire mentalement).
- Non non, c'est juste qu'en général c'est des analyses qui se font en urgence c'est tout.
Gloups. Je regarde mes filles et me rappelle que j'ai aussi dit à leur père de ne se remarier avec aucune de ses ex et de ne pas choisir une marâtre qui les habillerait en haillons.
Lorsque la biologiste me fait la prise de sang, je lui demande des précisions sur les analyses:
- C'est pour voir si vous avez une phlébite ou une malformation cardiaque.
- Ah, est-ce que ça veut dire que je dois préparer mon testament?
- ...
Suite au prochain épisode. Si je dois mourir, j'aimerais que vous me donniez tous beaucoup d'argent pour faire le tour du monde avant de manger les pissenlits par la racine... Merci d'avance.