jeudi 30 décembre 2010

Les défenses immunitaires...

Tapez "défenses immunitaires" dans Google et voici l'une des images que vous obtiendrez :



Je pense que ceci se passe de commentaires…
Le premier qui me dit "la première année en collectivité, les enfants sont toujours malades, c’est normal, ils font leurs défenses immunitaires", je le traque grâce à son adresse IP, et je lui arrache la tête. Vous l’aviez compris en lisant mon récit de l’été dernier, le mot "vacance" ne fait plus partie de mon vocabulaire, non, c’est fini. Hier, j’ai quand même demandé à mon médecin de me prescrire une semaine de vacances aux Seychelles ― seule ― mais il m’a dit que ce n’était pas possible, la sécu ne prend pas ce genre de demande en charge. Quant à la possibilité de louer un docteur/kiné/pharmacien au mois, ce n’est pas non plus possible, pas plus que de faire installer un robinet de Doliprane chez nous (et un distributeur pour nous). Pourtant, ce serait bien pratique, un p’tit coup de coude sur le bouton, et hop, un shot de Doli !

Tout a commencé avec les premières semaines en crèche quand j’ai attrapé le virus "pied main bouche". Alors vous allez me dire "hein ?". Bah oui, il doit exister un Docteur Evil qui invente des nouveaux virus pour emmerder les jeunes parents, parce que moi, "pied main bouche", je n’en avais jamais entendu parler. Pas plus que le médecin des urgences des arènes de Nîmes le jour où j’ai débarqué en plein malaise, juste avant le concert de Pink (la sécu n’a pas pris en charge ma demande de remboursement du billet, les salauds). Bon, il est vrai que je n’arrivais plus à parler et j’ai dû vaguement dire "chier grin mouche", mais quand même… Ce fameux virus donc, vous donne des boutons sur les pieds, les mains, et dans la bouche, comme son nom l’indique, et je l’ai attrapé à la fête de la crèche, et pas mes filles. Elles, elles ont préféré l’attraper le jour du départ en vacances. Je n’ai pas pu parler pendant trois jours – Petit Chéri a béni les cieux – ni manger d’ailleurs, mais j’étais d’une humeur de dogue, car les maladies infantiles, quand on est adulte, c’est dix fois pire… Je n’ai dû mon salut qu’à un tube de Xylocaïne qui m’a permis de ne plus sentir ma bouche du tout, ce qui fait que je me suis auto-mordue et que j’ai fini par ressembler à un bouledogue.

Bref, depuis la rentrée en septembre, il ne s’est pas passé une semaine sans que les petites soient malades, et par conséquence, moi. On a attaqué l’année en beauté avec une gastro-entérite très antipathique, et j’ai là aussi appris un nouveau mot : rotavirus. Cela me faisait vaguement penser à Rotary Club, en fait c’est quasi pareil, sauf que tout se passe dans la salle d’attente des urgences. Mais sinon, je suis sûre que vous et moi faisons partie de ce nouveau club très fermé qu’est le Rotavirus Club. Les avantages sont nombreux : vomi en jet dans la tête ou les bottes des parents façon l’Exorciste, change des draps, du bébé, des parents, du voisin à peu près 4 fois dans la journée, et si le bébé perd plus de 5% de son poids, c’est l’hospitalisation. Enfin, deux hospitalisations, car on a deux bébés. Je vous passe les détails de la pose de la perfusion, de la crise de nerfs des petites quand une infirmière très sympa leur a gueulé dessus qu’il ne fallait pas toucher à leur cathéter ― à 23h, quand on a 12 mois, on comprend très bien ce genre de demande ― mais sinon, tout s’est bien passé, une gastro c’est rien, c’est juste chiant (ha ha).

Nous avons continué notre lancée avec la bronchiolite. Je me suis dit "tiens, ils ont marketé le terme, c’est comme une bronchite light, la bronchiolaïte." Et ben non, c’est pas light du tout, c’est même archi costaud. Les petites avaient comme deux limaces vertes qui leur sortaient constamment du nez, une toux de phtisique, une fièvre de cheval et il a fallu leur faire des séances de clapping. Je ne sais pas comment les autres parents le vivent, mais moi, maintenant je le vis mal. Au début on vous dit "vous allez voir, ça leur fait du bien, ça leur libère les bronches". Mouais. Certainement. Moi, ce que je vois, c’est que mes filles comme leur kiné qu’on adore sont traumatisées, et que je ne peux plus supporter leur regard suppliant quand elles "subissent" les séances. Mon mari me dit que je suis folle, mais je les entends presque me dire "comment peux-tu les laisser me faire ça ?" Tout ce que je vois c’est que depuis les hospitalisations, les séances de clapping, les jours de crèche que Lily a passées seule sans sa sœur malade, les soins constants lui ont entamé un moral que je pensais d’acier et que ce n’est plus tout à fait la même petite fille. Je sais que cela passera et que ce n’est qu’une phase, mais je vois bien que son développement psychomoteur s’est totalement arrêté, qu’elle a peur de tout et de tout le monde, et ça me brise le cœur.

Autre mot de vocabulaire médical : le Baby Haler. Tout pareil que pour le reste, on se dit "c’est sympa, des heures d’amusement avec votre Baby Haler, tout le monde en veut un." Je suis sûre qu’ils ont planché pendant des heures pour trouver un nom sympa à cet accessoire de torture. C’est quoi ?  Un masque à gaz au bout d’un tube en plastique dans lequel vous vaporisez de la Ventoline. Je vous aurais bien mis une photo de la pub où le bébé et la maman ont presque l’air heureux de l’utiliser, mais je n’ai trouvé que des miniatures, car en fait je pense que les fabricants ont honte et que de loin on voit moins l’air horrifié du bébé. Personnellement, je me sens comme une infirmière en train d’euthanasier un patient lorsque j’utilise cet engin. Louise se débat tellement que j’ai l’impression de l’étouffer, il a donc fallu faire une démo dudit Baby Truc sur maman, papa, Tigrou, son genou, ses pieds, bref, on a Baby Halé tout l’appartement. N’empêche que voulant la faire sympathiser avec, je le lui ai laissé quelques instants dans le lit afin qu’elle s’amuse, et elle l’a tout bonnement défenestré.
Quoi d’autre, quoi d’autre… Voyons… La roséole, qu’on est censé n’avoir qu’une fois dans sa vie, mais avec Louise, ça a été « la roséole sifflera deux fois » puisqu’on a fini dans le service de Néphrologie du CHU pendant 24h pour une "variante" du virus, qui selon les pédiatres aurait une dizaine de formes. Cool, j’ai hâte de connaître les huit autres !

Voilà, tout cela en boucle depuis trois mois, mais sinon ça va, j’ai juste 8 de tension et moi aussi je dois "faire mes défenses immunitaires". Je sors à peine d’une angine et je me fais du clapping – non je déconne –. Oui, je l’avoue, je suis un peu énervée, parce qu’en plus, la fameuse angine, je l’ai attrapée à la fête de Noël de la crèche. Je vais finir par ne plus aller rien y célébrer, parce que je finis toujours par ramener à la maison un nouveau virus !
Une fois l’angine terminée, j’allais m’assoir sur mon canapé pour me reposer, enfin, quand le téléphone a sonné. C’était la crèche : Louise avait basculé de sa chaise en arrière ― ma fille est la réincarnation de Harold Lloyd, je vous jure ― s’était mangé une porte et ça pissait le sang. Il a donc fallu que j’emmène Angelina Jolie (sa bouche avait triplé de volume) en urgence chez le dentiste pour voir si la dent bougeait. Quand elle a souri au dentiste, elle m’a vaguement fait penser à Jacquouille La Fripouille, mais j’ai gardé ça pour moi.

Sinon, et bien les petites sont merveilleuses, malgré cette galère. Elles sont belles, douces, drôles, adorables… Louise et Lily ont fait leurs premiers après Noël, Lily avec un jour de décalage. Louise avait cet air de merlan frit qu’elle arbore dès que la joie est trop intense pour elle, on aurait dit une petite mémé avec son déambulateur (le fameux "trotteur"), et elle me fait penser aux Frères Jacques avec son legging qui moule ses petites cuisses potelées et raides comme des piquets, les pieds en dedans… Lily, c’est tout le contraire, les jambes arquées, les fesses en arrière, et en avant !

Le vocabulaire commence à se diversifier également : dodo, keskecé, ygad (regarde), et malheureusement pour nous "pitin", que Louise répète en boucle depuis un mois, je n’ose plus la sortir. Elle a fait une rechute dimanche dernier, alors que nous avions banni ce mot de notre vocabulaire ― je ne m’attendais pas à ce que cette enfant de 15 mois, qui ne sait que vaguement dire papa et mama, parvienne à dire un parfait "putain" aussi vite ― j’ai en effet commis l’erreur irréparable de me plaindre des couches qui débordent. "Putain, c’est pas vrai, j’en peux plus !". Et voilà, depuis, c’est le seul mot qu’elle répète à ses deux mamies, avec un air angélique. Elle a même traité son père de "pédé", mais là je pense que c’est plutôt une variante de "pitin", parce que nous n’employons pas ce mot chez nous.

Sinon, anniversaire, Noël, des jouets partout, on est passé du showroom Aubert au showroom Toys’r’us : le fameux trotteur que Lily tape depuis qu’on a mis des piles car elle ne supporte pas la musique, donc elle fait un pas et hop, un coup de latte. Le clavier qui joue la Cucaracha en boucle avec Louise qui danse en arrière-plan et le soulève pour observer d’où vient la panne quand maman appuie discrètement sur le bouton off (une heure de cucaracha en boucle et je vous garantis que vous en feriez autant). Madame la théière qui verse du thé en chantant, les clés de voiture qui font le même bip bip que pour une vraie, le cube qui fait le bruit des animaux, vous l’avez compris, je vais investir dans des boules Quiès. Mais elles s'amusent comme des folles, c'est l'essentiel.

Lily a décidé du jour au lendemain qu’elle ne voulait plus manger de la nourriture pour bébé, donc j’ai fini par la faire manger du poisson au curry dans mon assiette et des pommes dauphine, car c’est toujours meilleur dans l’assiette des autres. On ne peut plus finir un dessert sans avoir deux biafrais qui nous regardent de leur parc avec des yeux implorants.
Comme pour les vacances dernières, je n’ai qu’une hâte, c’est de retourner bosser, car c’est moins crevant ! Mais j’aurais quand même profité de mes filles, de les voir s’épanouir et apprendre à faire des bisous en se disant "elle a pas un petit air d’Amy Winehouse maman depuis quelques temps ?"

samedi 11 décembre 2010

Grey's Anatomy ou 24h aux urgences


Ce n’est pas le docteur Mc Dreamy qui nous attendait Louise et moi mardi soir dernier aux urgences. Ni le docteur Mc Steamy d’ailleurs (là, je serai allée faire la sieste avec lui ‘in the closet’). Seulement dix bon milliards de microbes qui dansaient le sirtaki dans une salle d’attente digne du fin fond de la Roumanie en pleine période Ceausescu.

Il faut dire que la Petiote avait une forte fièvre, alors super Maman a sorti son habit de lumière pour lui sauver la vie. Enfin… J’en étais déjà à mon second prélèvement de pipi raté, et que celui ou celle qui parvient à coller cette poche infâme contre la choupinette/la zigounette de son bébé et à recueillir de quoi faire des analyses me dise comment il fait, car chez nous… ― je vous passe les détails scato ―. Après avoir laissé l’infirmière placer une troisième poche, affronté une Louise qui a voulait tout d’abord jouer avec le stéthoscope mais, comprenant les enjeux médicaux, a ensuite essayé de se "défenestrer" de la table de consultation alors que deux infirmières et moi-même tentions de la contenir, j’ai songé investir dans une camisole de force, l’espace d’un instant.
Nous voilà donc dans la salle d’attente Ceausescu, Louise est en body pour faire tomber la fièvre, la poche magique dépassant de sa couche, il est 20h et je suis levée depuis 3h30 du matin, et je ressemble à un bulot cuit, rien dans le ventre, à attendre que ma fille pisse. Dans la pièce, comme de coutume à l’hôpital, une troupe de joyeux gitans accompagnés de papa, maman, papy, mamie, tata(s), tonton(s), nièces et neveux, voisines et voisins, se prennent en photo avec des flashes, pour garder un souvenir, comme à Eurodisney. Une jeune maman tente de calmer le hoquet de son fils alors qu’elle n’a que seize ans et que sa mère a probablement mon âge, peut-être moins. Je leur dis qu’une goutte de citron sur la langue ça marche plutôt bien et leur prête un paquet de lingettes car elle nettoie son bébé avec le papier à mains des toilettes.
Moins drôle : une maman arrive sur un brancard avec son bébé de six mois et je crois comprendre qu’elle l’a secoué. Le bébé a l’air en pleine forme, gazouille, et les infirmières rassurent gentiment la maman qui prend conscience de son geste ― elle croit qu’à un moment son bébé s’est arrêté de respirer ― et s’effondre littéralement. Je la plains, je sais, c'est horrible car je plains aussi son bébé, mais j’ai envie de lui dire que moi aussi, à certains moments j’aurais pu déraper à cause de la fatigue, qu’on est toutes à avoir eu envie des les étriper un jour. Et j’apprécie aussi le fait que les infirmières ne la jugent pas et la traitent avec beaucoup de douceur.
21h : Louisette est sur mes genoux. Je sens une chaleur se répandre sur mes cuisses et pense "Youpi, ça y est". Que nenni, la couche est pleine, la poche vide. J’ai les yeux veinés de sang, je suis désespérée, j’ai envie de m’allonger sur le matelas pourri de la salle d’attente (sur laquelle les acariens dansent aussi le sirtaki) et dormir, dormir… Mais mon ventre vide, ma tête vide, ma Choupinambour dans les bras m’en empêchent, il va falloir attendre.
22h : Louisette est debout sur mes genoux, en mode "David Guetta", les bras en l’air, et je lui appuie discrètement sur la vessie, sur les conseils d’une maman, malheureusement cela ne marche pas. J’essaie de la faire boire mais elle me fait le coup du bec pincé et dans ma tête je hurle "mais put*in de punaise des bois verts, tu vas pisser bord*l de m*rde!" Quand le Syndrôme de Tourette s’empare de moi, c’est qu’il faut que je mange/dorme. Vite.
23h : Petit Chéri arrive à la rescousse, la poche se remplit instantanément. Voir son père fait pisser ma fille, allez savoir pourquoi. Je le laisse avec le pédiatre et sort fumer 15 clopes simultanément. A mon retour on me dit que Louise doit passer 3 jours à l’hôpital pour un traitement de cheval d’antibiotiques. J’aime toujours beaucoup la façon que les pédiatres ont d’employer "infection du sang" plutôt que "septicémie", terme qu'ils emploient quand le bébé va mieux. Je préfère m’éclipser à la pose de la perfusion, sachant que ma fille va se transformer en Hulk, toute verte, elle va gonfler et déchirer son body, puis arracher la tête des infirmières avec les dents.
Le lendemain, pour Louisette en Néphrologie, c'est la foforme. Quand j'arrive, elle est en train de faire la "Salutation au Soleil" dans son lit à barreau, oui, elle a réinventé le yoga. Elle n’a plus de fièvre, n’est pas sous antibio car il s’avère que finalement les analyses sont bonnes. Super Louisette, son bavoir retourné dans le dos tel une cape, est prête à aller sauver le monde et en plus elle a sa maman pour elle toute la journée alors vite, partons visiter la salle de jeux. En volant, bien sûr, ce qui fait marrer tout le personnel hospitalier, et la dite Louisette, le bras bandé en avant, "to infinity and beyond".
Pour une fois, nous ne sommes pas dans la partie Ceausescu de l’hôpital et les chambres sont sympa, la salle de jeu est pleine de jouets et de livres géniaux et ma petite chérie s’en va à quatre pattes, tel un crabe, pour jouer, car pour contrebalancer le poids de son bandage à la main, elle étend la jambe opposée, façon « grand écart Jean-Claude Vandamne ». Obsédée des scratch qu’elle est, elle en profite pour sournoisement détacher les basket de son voisin (« Quoi, non non non, cé pour les miennes de saussures !? Celles des zôtres, ze peux les détacer, non ? »)
Lorsque je regarde les enfants qui nous entourent, et le regard triste de leurs mamans, je me dis que jamais je ne pourrais me plaindre pour une vilaine gastro, une mauvaise infection ou un méchant virus. Un petit garçon de 2 ans joue comme un fou de la batterie Winnie l’Ourson, il fait le même poids et la même taille que Louise qui a 1 an. Un autre p’tit gars qui a de sérieux retards psychomoteurs trouve un téléphone en plastique et nous avons une petite conversation: "Allooooo Zach, tu m’enteeeeeends ? Moi je t’enteeeeends, ça vaaaaaa ???". Notre petite voisine de chambre est malentendante et je vois le stress que ce handicap peut causer à sa mère. Pourtant, ces enfants ont une joie de vivre qui me transperce le ventre, ils vivent, comme tous les enfants, chaque moment avec intensité, tout les amuse, ils n’ont pas encore tout à fait conscience de ce qui leur arrive, et même s’ils en ont une certaine conscience, elle n’atteint pas leur force vitale. C’est le regard des parents qui me tue littéralement, ce regard qui en dit long sur le fait que leur enfant n’aura pas une vie normale, qu’il aura de sérieux handicaps, et ce regard là est le plus terrible.
Je pense à toutes les mamans et les papas qui sont là depuis des mois, celles et ceux dont les enfants souffrent physiquement, celles et ceux dont les enfants son condamnés et je suis consciente du fait que toutes les fois où nous avons été à l’hôpital, c’est ce qui m’a fait relativiser. Non, jamais je ne me plaindrai.
Bref, avant de partir, je fais quand même un petit tour dans les couloirs pour voir si je ne trouve pas Mc Dreamy ou Mc Steamy, on ne sait jamais…
Tout va bien.

dimanche 24 octobre 2010

Le potimarron d'Halloween pour les petits...


Voici une recette sympa pour les petits et simplissime à faire... Et qui permet de découvrir de nouvelles saveurs!
5 mn de préparation
10 mn de cuisson



- Choisir un petit potimarron (un petimarron ha ha -hum, fatiguée Mafalda-)
- Découper le "chapeau" du potimarron
- Ôter les graines avec une cuillère à soupe
- Mettre dans le creu du potimarron: un oeuf, de l'emmenthal, du jambon coupé en petits morceaux, une noisette de beurre
- Faire cuire 10 mn au micro-onde en remettant le chapeau sur la base, puis laisser tiédir (le résultat est très chaud!)
- Bien écraser la chair du potimarron et la mélanger avec le reste des ingrédients avant de servir
Le tour est joué!


Variante pour 2 adultes:
- Prendre un potimarron plus grand
- Faire rissoler des lardons avec des échalottes (pour remplacer le jambon)
- Mettre 2 oeufs, de la crème fleurette, les lardons et les échalottes
- Faire cuire 20 mn au micro-onde


Un vrai régal!


Et voilà deux petites filles qui ont sagement mangé leur nouveau plat (elles adorent le potimarron)!





vendredi 15 octobre 2010

La Cigale et la Fourmi, version neuf-trois

Comme je suis une maman qui étudie et que j'ai peu le temps de poster, je vais vous faire profiter de mes "devoirs"... Cette semaine, il fallait que je réécrive la Cigale et la Fourmi en argot, j'espère que ma version vous plaira!





La Cigale ayant slammé
Tout l’été
Se trouva trop à la dèche
Quand l’hiver se pointa :
Pas la moindre petite croûte
De boustifaille ou de ratatouille.
Elle alla dire qu’elle starvait
A la Fourmi sa voisine,
Lui suppliant de lui filer
Un peu de bouffe pour ne pas crever
Avant l’arrivée du printemps.
Z’y va je te paierai, qu’elle lui dit,
Avant l’été, la vie d'ma mère,
Les intérêts et tout le toutim.
La Fourmi ne kiffe pas se faire carrotte :
C’est là son gros point noir.
Qu’est-ce que tu foutais pendant tout l’été ?
Qu’elle dit à cette squatteuse.
Du soir au matin et du matin au soir
Je slammais, qu’est-ce que ça peut bien te foutre.
Tu slammais ? je m’en cogne comme de ma première mue :
Bah ma foi ! fais du moonwalk maintenant.



dimanche 26 septembre 2010

Mon premier livre...

Ça y est, il est sorti, et disponible sur le site de Mon Petit Editeur, Amazon et Chapitre.
J'espère qu'il vous plaira...


Noël au mois d'août par Carole Pinto

"La vie, l’amour, l’amitié, la mort… Un quatuor éculé. Et pourtant. Simple mais lumineux, humain comme jamais, ce "Noël au mois d’août" nous touche vraiment. Tout y sonne vrai, jusque dans les plus infimes détails, et l’on suit avec tendresse et amertume cette chorale de personnages perdus dans une quête éternelle. Moderne et personnel: un recueil de nouvelles sans le moindre faux-pas.
Un père aux abonnés absents, exilé à l’autre bout du monde, des valses amoureuses, celui ou celle qui choisit de disparaître une fois pour toutes, sauter le pas ou reculer encore et encore, faire les mauvais choix… Les rencontres que l’on fait, les gens qu’on va aimer toute sa vie, ceux qui vont nous décevoir, tout le bien et le mal qui va nous arriver, les moments de joie intense et de tristesse absolue. Venir au monde, chercher, se tromper, attendre…"

dimanche 19 septembre 2010

Aaaaaaah mes yeux!!!

Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle, quoique... J'ai aujourd'hui participé au débat d'un groupe de mamans de jumeaux dans Facebook, débat qui n'avait pas lieu d'être tellement le sujet semblait évident. Je vous explique: la question posée par l'administratrice de ce groupe était "Question débat !!! Qui est l'aîné chez les jumeaux ??? Le premier né ou le deuxième ???". Grande perplexité de ma part en lisant cette phrase. Je peux en effet comprendre que des personnes n'ayant pas eu de jumeaux puissent se poser la question, mais quand même... Ne vous semble-t'il pas évident que le premier bébé à naître soit l’aîné? Le sujet peut sembler trivial, et à mes yeux il l'est, mais d'un point de vue administratif, le premier né des jumeaux est le premier à figurer sur le livret de famille, quoi de plus normal et indiscutable?
Et bien non, il faut croire que certains parents de jumeaux vivent sur une autre planète... Je vous ai choisi quelques morceaux assez croustillants, et je vous laisse le loisir d'aller jeter un coup d'oeil sur les posts et y constater un certain énervement de ma part. C'est ici.

Allez-y, marrez vous bien:

- "c le 2eme ki arrive kar c lui le 1er accroché .....non ??" - tout le monde sait que le foetus s'accroche aux branches avant de tomber de l'arbre et qu'il décide ensuite d'aller apprendre à écrire kar il kif grav l'ortograf -

- "c le 2 eme au vu de la securité sociale. pas logique mais pourtant c ca !!!!" - on aimerait connaître tes sources chère Céline, la sécurité sociale de la planète Mars???

- "Oui g demande pendant mon accouchement et ils mon dit le premier qui nait" - 9 mois de grossesse et elle se pose la question 5 mn avant d'accoucher, gasp

- "il parai ke c le 2ème sorti car c le premier concu." - bien sûr, tout le monde sait que le premier foetus fécondé aime sa place en haut de l'utérus qu'il défend farouchement avant de pousser son jumeau à grands coups de pieds -

- " c est le deuxieme!!! le 1er qui sort c'est celui qui est rester le moins longtemps dans le ventre de la mere, l'ainé et donc le 2eme, car il est rester plus longtemps" - Anthony, tu me régales, on lit dans tes paroles que tu es un grand scientifique et que tu as longuement réfléchi au sujet avant de t'avancer, ta réflexion est d'une logique fine et sans limites

- "bonjour, pour les jumelles c'est l'inverse c'est le 2eme!!! moi j'ai une jumelle, et c'est toujours ce qu'on m'a dit" - Personnellement on m'a toujours dit que "On" est un con, mais bon... le raisonnement de l'inverse... -

- "l ainé des jumeaux est le second ki sort kar c est le 1er a avr ete fait ensuite le second je met sur lui" - Audrey, dis moi, tu bois??? -

- "‎1er né chez nous aussi!!!" - Pour Géraldine, ça dépend des familles, du pays, et du signe astrologique chinois des bébés -

- "pour ma part l ovule a ete fecondé 1 premiere fois et 2 jours apres 1 deuxieme fois donc pas de soucis pour svr, ya pa bokou d cas kom moi ms cela arrive" - Toujours Audrey, qui boit, et qui a la capacité de savoir à un jour près quand ses ovules ont été fécondés... En ce qui me concerne, j'ai été fécondée le 11 fédembre pour Lily et le 53 janvril pour Louise (je vis sur Jupiter, on a un calendrier et une sécu à part) -

- "après je ne pense pas que la sécu se fie trop à l'heure, elle prennent le 1er acte de naissance qu'elles ont en main !!" - Ben non voyons, la sécu ignore l'heure inscrite sur les actes de naissance sur Terre, et sur Saturne ils font "Amstramgram pique et pique et colegram" et pouf, ils prennent le premier acte de naissance qui leur tombe sous la main!

- "Et quand g accouché g demandé on m'a dit le deuxième, ma marraine qui a des jumeaux de 24 ans dit la meme chose que moi!!!" - Ah ben si ta marraine le dit alors c'est que c'est sûrement ça -

- "Non , l'ainé c'est toujours le 2 eme qui nait car c'est celui qui a percé l'avule en 1er" - le perçage d'ovule, j'en pisse dans ma culotte -

- "L'ainé est le second qui nait car il a subit plus de contraction et est resté plus longtemps dans le ventre" - J'en reste sans voix, vraiment, logique imparable (sur Pluton, et uniquement pour les jumeaux nés sous le signe du Rat) -

- "Au niveau de la loi, l'ainé des jumeaux est celui qui est né le DERNIER, même par césarienne. " - La Loi Klingonnienne, si vous avez déjà regardé Star Trek -

- "le 1er ovule fécondé se fixe en haut de la paroi droite de l'utérus, le 2ème en bas de la paroi gauche (cela jusqu'à 48h après, en fonction durée de vie du spermato), c'est pour cela que J1 est toujours le bébé de gauche, car il est plus bas que l'autre dès la conception, donc le 1er à naitre puisque "devant la porte de sortie"! " - Celle là, c'est ma préférée, visiblement une grande scientifique qui a réussi à résoudre le mystère de la nidification de l'oeuf dans l'utérus. Pour info, les foetus gémellaires sont communément appelés J1 et J2 selon leur position dans l'utérus, mais cette position peut changer, ce qui m'est arrivé, mais attendez donc la suite quand Karen lit mon commentaire

- "chère Madalda, les ovules une fois fécondés sont accrochés et ne bougent pas!!! sinon ça s'appelle une fausse couche!!! je bondis en lisant VOS absurdités, s'il vous plait ne dénigrez pas les autres, reflechissez avant de parler!! " - Un "ovule" accroché qui bouge, et bien c'est une fausse-couche, j'en ai lu des conneries dans ma vie, mais celle-ci dépasse de loin tout ce que j'ai pu voir jusqu'ici! Et quel aplomb! -

Pour finir, je me permettrai de citer Sandra, maman de triplés, qui avec beaucoup d'humour a posté le commentaire suivant: "tu vois mon petit, qd tu étais dans mon ventre tu étais accroché au quart suppéro-interne de ma paroi utérine ce qui veut dire en terme moins scientifique que le spermatozoïde a fécondé l'ovule de maman 12,8 secondes avant celui de ta soeur, c'est pour ça que tu es blond et ta soeur, fécondée plus tard est brune et était accrochée dans mon ventre en bas à gauche. D'ailleurs qd on y pense, la voisine avait eu des jumeaux et comme sa saute une génération, moi, sa voisine qui vit en face, j'y ai eu droit, parce que ça saute les âges et les paliers".

Heureusement qu'il nous reste notre humour!

samedi 11 septembre 2010

jeudi 9 septembre 2010

Quelques petites tendances pour la rentrée...

Vous allez m'adorer!
Dernièrement, je errais dans Zara et je suis tombée par hasard sur un pantalon que j'ai tout de suite adoré et acheté, et à ma grande surprise, mon amie MissG* m'a appris que j'avais acheté des "carrot pants" sans le savoir. 
Carrot pants? Kézaco? Comme moi vous avez d'abord pensé à la photo ci-contre. Détrompez-vous! Les carrot pants sont les nouveaux It-pants, qui ne vont pas déplaire à celles qui ont comme quoi quelques rondeurs autours des cuisses, du ventre et des hanches... Le carrot pants est un pantalon à pinces assez large du haut, des cuisses et qui se "roulotte" en bas, un peu serré. Je l'adore, je trouve qu'il est confortable et qu'il fait une très jolie silhouette, on peut le mettre avec des ballerines et pour les plus courageuses des talons hyper sexy. En plus, grande nouvelle: Zara a ouvert un e-shop! 

Lorsque je suis allée à la caisse, ils n'étaient même plus en exposition dans le magasin mais sur une table, où des dizaines de femmes se les arrachaient en pleurant quand elles ne trouvaient pas leur taille. Ce que j'aime par dessus tout dans ce modèle, c'est qu'il me fait penser aux pantalons de journalistes des années 40 et j'imagine assez bien Ingrid Bergman le porter dans "Casablanca" avec toute la classe qu'on lui connait.

Carrot Pants Zara - 29,95€ - disponible en kaki, bleu, sable, beige et vendu avec une ceinture    
           
Mon second coup de coeur a été pour le pantalon cargo Houlihan de J Brand, que toutes les stars et fashionistas s'arrachent, mais lorsque j'ai vu le prix, ce n'était juste pas possible: 231€. J'aime la mode, mais pas à ce point... 




Et puis après de longues semaines de recherches, je suis tombée sur un blog qui parlait d'une version très proche de ce pantalon chez Victoria's Secret (site web aux US), pour 60€, faites le calcul, il est 4 fois moins cher et vraiment très proche de la version originale.
Je l'ai bien sûr commandé (et entre nous, la collection Victoria's Secret est à tomber à la renverse tellement elle est belle) et mon pantalon cargo ne me quitte plus depuis: kaki, des poches sur le devant, des zips aux chevilles, c'est la version féminine du pantalon treillis et peut se porter avec ballerines, nu-pieds, bottes ou bottines. C'est le second It-pantalon de l'année et lui aussi fait une silhouette d'enfer..Le voilà, mon précieux, qui me colle à la peau, la photo du modèle est un peu too much à mon gout, on peut le porter plus simplement:


Pantalon Cargo Victoria's Secret - 60€


Une des tendances très fortes de cette rentrée est la dentelle et moi qui ne pensais plus jamais en porter depuis ma période gothique, je me suis ravisée en tombant sur cette magnifique robe tunique Vero Moda que j'ai trouvée sur le site ASOS. Et bonne nouvelle, en 2010, la dentelle ne gratte plus! Autre bonne nouvelle, ASOS va aussi ouvrir un e-shop en France!

Robe tunique en dentelle Vero Moda pour ASOS - 25€


Une petite trouvaille maquillage, toujours grâce à MissG*: le khôl blanc. Il s'applique comme du khôl noir et donne au bord inférieur de l'oeil une jolie couleur nacrée, et éclaire le regard. Je me suis précipitée chez Marionnaud pour acheter le modèle vendu par Gosh, une nouvelle marque de cosmétiques qui monte et j'en suis ravie. Quand on a les yeux de la taupe qui se réveille de 6 mois d'hibernation, rien de tel pour retrouver un oeil vif et brillant. La marque Gosh offre une alternative raisonnable à la version de Givenchy (ci-contre), car elle le vend à 7€. Croyez-moi, j'en mets tous les jours, avec un peu de blush sur les pommettes et l'arête du nez (ça donne bonne mine, comme si on avait pris un léger hâle sur le nez), un chouïa de mascara, et tout de suite, j'ai l'air plus humaine.

Pour finir, et comme vous connaissez mon addiction aux chaussures pour enfants, voici les modèles que j'ai choisis pour mes puces pour leur rentrée:
Tout d'abord les fameux petits chaussons en cuir de Nos Petits Anges, qui se déclinent en milles couleurs et modèles pour filles et garçons. Confortables, en cuir cousu main, lavables, quasi impossible à enlever par un bébé acariâtre, je vous conseille ces petites merveilles. Et mamans de jumeaux, sachez qu'il y a une réduction de 10% pour vous:



Et lorsque je cherchais quelques vêtements d'hiver dans mon QG (H&M), je suis tombée sur des imitations de mini Uggs!!! Je suis totalement fan de ces bottes fourrées même si elles nous font ressembler à l'abominable homme des neiges, parce qu'elles sont chaudes et confortables. L'occasion était trop belle, de même que le prix. J'ai pris un petit modèle de bottines marron que j'ai trouvé très jolies car j'adore les formes rondes:


Imitation mini Uggs (7,95€) - Bottines marron (8,95€) - H&M


J'espère que mes choix de rentrée vous ont plu, ainsi que mes petits conseils. Je pars ce soir en réhab pour addiction au shopping online, mon mari a enfin décidé de mettre un terme à ma pathologie ;) Je croiserai peut-être Paris Hilton et Lindsay Lohan, et qui sait, j'aurai peut-être moi aussi mon bracelet de de contrôle qui m'empêche de me rendre au centre commercial et bippe dès que je m'approche d'un H&M!

jeudi 2 septembre 2010

Les Bidochons en vacances...



Les premières vacances en famille, c'est comme toutes les premières fois. Beaucoup de phantasmes, beaucoup d'attentes et parfois de petites déceptions. Nous n'avons bien sûr pas échappé à la règle. 

En parlant de règles...
Règle n°1: préparer le départ une semaine à l'avance et pas le matin même... Comme nous, avec deux bébés malades.
Règle n°2: éviter les grands départs et ne pas passer 7h à faire un trajet de 4h. Comme nous. Risoul à 23h, c'est un peu le fin fond de la Laponie en hiver, on ne sait pas différencier sa propre tête de ses pieds, et l'installation est très rock'n'roll.
Règle n°3: être soudés car les enfants sont des gremlins qui peuvent parfois vous pourrir la vie et rendre les vacances plus fatigantes que la vie quotidienne. Comme nous.
Une amie m'a envoyé un gentil SMS pendant le trajet qui nous emmenait à Risoul, et ce dernier voulait tout dire: "Si vous ne vous disputez pas en ce jour de grand départ c'est que votre couple a du potentiel!".
Trois tonnes d'affaires éparpillées dans la voiture et lorsqu'il faut trouver des couches ou du lait, c'est pire que de chercher une aiguille dans une botte de foin. Un coffre de toit sur une Laguna couleur sable ("qui vire au vert pisseux quand il fait moche" dixit Petit Chéri), une vitesse de 40km à l'heure car Lily a chopé un chamallow dans la voiture et a décidé de le vomir version "L'Exorciste". Un mari qui me regarde les yeux veinés de sang, responsable d'un bouchon de dix voitures et qui me dit mi-souriant, mi-sérieux: "Vous m'avez tout pris!". Il parle de sa dignité, et tient Lily debout en train de vomir des geysers sur ses nouveaux chaussons en cuir, comme il l'a fait tant de fois avec ses potes à la sortie du Pincho Pingo. Il ne s'attendait pas à ce que cette scène se reproduise aussi vite.

Pourtant, l'endroit est paradisiaque, calme, vert, frais, une vraie invitation au repos, aux balades en famille et aux grands moments de complicité, que nous avons eus cependant... En conjonction avec le début des caprices, le dépaysement des petites et des crises de folie quotidiennes. "C'est l'altitude!", nous dit le patron du VVF, alors qu'il parait que c'est aussi l'air marin chez nous. Mouais.

Partir en vacances avec des jumelles de 11 mois, c'est continuer le sempiternel spectacle de la Femme à Barbe que nous connaissons quand nous allons nous promener: "Oh ils sont mignons vos petits garçons!" - en chapeaux à fleurs et chaussons mauves, mouais, tu veux un coup de boule ou des nouvelles lunettes? -
"Oh des petites jumelles, vous savez, je suis grand-mère!' - nous dit madame la sorcière avec un énorme poireau sur le visage qui semble me dévisager et vouloir m'attaquer personnellement - Et vas-y que je te fous mes grosses pattes sales sur les jolis bébés sans me demander si je n'offense pas les parents! Aaaaaaaaarrrrrrrg.

Ces charmantes petites filles, ces bébés que j'ai bercés, dorlotés, chouchoutés et qui soudain se transforment en petits démons, sans que je l'aie vu venir. Pourquoi si tôt, mais pourquoi? Ils ne nous avaient pas dit ça à la maternité!
Louise, du haut de sa chaise haute semble me dire: "Ze veux un biscuit pour mon repas maman, ton lait ze m'en fous et si zai pas mon biscuit ze vais faire une grosse crise de nerfs, convulser de rage à te faire craindre une crise d'épilepsie et vomir sur ton lit". 
"Noooooon Chéri, je ne craquerai pas, elle ira dormir sans repas, mais son biscuit elle peut se le mettre où je pense!...". Deux heures après, en pleurs, après avoir essuyé le vomi de mon lit, je suis exsangue et Louise me contemple satisfaite, son boudoir à la main, comme si rien ne s'était passé. "Ah ah maman, ze t'ai bien eue!".
Ses premières paroles ne seront pas "Mama" ou "Papa" mais "Gruik gruik" (véridique, comment annoncer ça à la famille???), suivies de longs raclements de gorge dignes de Dark Vador. "Zeeeeeeu suis ta fille!". Elle décide aussi que la marche à 4 pattes ce n'est pas pour tout de suite alors elle fait le rouleau de printemps, du bout d'une pièce à l'autre, à toute allure, comme Stéphane Eicher dans le clip de "Combien de temps" en vitesse accélérée.

Lily, en plein éveil psychomoteur, a décidé qu'elle voulait aller là où elle n'est pas, et quand elle y est, veut aller ailleurs, et ça la fait pleurer. Elle mange son premier mille-pattes, suce les chargeurs de téléphone, se tord le coup en sautant du matelas qui est censé l'empêcher de sortir de la chambre et je l'imagine déjà tétraplégique, lorsqu'elle décide de se mettre sur la tête un paquet de chips moldave oublié sous le lit dans les années 90. Elle méprise le coin nursery que nous leur avons organisé et veut boire une Ricoré en fumant une clope, comme maman. A table, un midi, une dame me demande poliment si "ce n'est pas un peu dangereux le couteau à steak là, dans ses mains"? Ooooops.

Dépités, nous allons manger notre raclette en 5mn au restaurant, boire notre jus de tomate au "Snowboard Café" en 4° vitesse, et nous sommes à deux doigts de les inscrire à plein temps au Club Mickey afin de pouvoir nous offrir le soin Zénitude du Spa de Risoul... Seuls, enfin!


Pourtant, pourtant, il y a le Lac de Serre Ponçon, et nos deux gredines qui nous sourient de leurs 10 dents communes, la découverte de l'herbe et des fleurs ("ça se mange?"), les câlins sans fin, les fous-rires incessants à les observer découvrir le monde, leurs petites haleines d'anges lorsqu'elles nous embrassent, les balades en poussettes dans de merveilleux paysages fleuris. Il y a le barbecue au bord d'un lac, la balade des marmottes, le petit jardin anglais où elles voient des poussins pour la première fois ("ça se mange?"). Il y a Vevey et nos amis qui nous accueillent avec Etienne et Clément, jumeaux de 2 ans et demi qui donnent à nos petites chéries leur premier bisous sur la bouche, le chalet de ma tante et son compagnon où elles dévorent de la purée aux orties et pour la première fois font la grasse matinée.

Oubliez tout ce que je viens de vous dire, nos premières vacances en famille étaient les plus belles de notre vie, mais l'an prochain, on prend une semaine de vacances supplémentaire, sans elles, pour se reposer des vacances!



lundi 26 juillet 2010

A moment with Lily & Louise...





Merci à MissG* pour ce joli cadeau, ce film réalisé pour leurs 9 mois...

mardi 29 juin 2010

Les bienfaits du bain de siège...



Et bien oui, on a bien daubé sur la météo ces deux derniers mois, et la pluie patati, et les nuages patata, et puis j'ai froid et j'ai ressorti ma couette et mon pyjama en poil de caribou, et puis il y a eu la Coupe du Monde, donc on a bien daubé sur les vuvuzuelas et puis sur les Bleus... Madre mia. Toujours une bonne occasion de se plaindre.
Et là, hop, d'un coup, il fait chaud, mais chaaaaaaaaaaauuuuuuuuud!!! Je déteste ça, je suis moite, j'ai horreur d'avoir chaud, d'ailleurs j'ai aussi horreur d'avoir froid, ce qui fait que je suis "bien" à peu près deux jours par an.
Bref, hier midi, j'étais au restau en terrasse avec un pote, et j'ai failli mourir de déshydratation intense, quand on est arrivés à la voiture, elle affichait une température de 42°, j'ai cru tourner de l'oeil. Alors j'aurai une tendre pensée pour mes amies enceintes cette année, tenez bon sisters, car l'an dernier, et bien j'ai failli y laisser ma peau. J'ai passé l'été en culotte et soutien-gorge, à tel point que mes voisins ont failli porter plainte à la vue de ce gros ventre qui se dandinait avec son arrosoir sur le balcon... Les pauvres.
Pour essayer de survivre au 3° été le plus chaud depuis 1950 (merci la vie), j'ai eu la bonne idée de laisser un bain froid à ma disposition toute la journée (tant qu'un treuil n'était pas indispensable pour me faire sortir de l'eau). J'ai donc recommencé hier quand je me suis rendu compte qu'il faisait même trop chaud pour faire la sieste, je vous jure, ça me faisait transpirer.
Alors ce n'est pas Rika Zaraï qui va dire le contraire, le bain de siège, c'est quand même salvateur quelque part non? Surtout quand on n'a pas de piscine, qu'on vit en appartement et qu'il fait tellement chaud que même les moustiques sont sous Prozac...
Je n'ai donc pas pu résister, quand les Hobbits sont rentrées de la crèche, mains moites et pieds poits, zou, dans la bassine!



Lily a tout de suite surkiffé se tremper les fesses avec sa grenouille en plastique Jean Paul Sartre la bien nommée (elle a un oeil qui dit merde à l'autre, là non plus, je n'ai pas pu résister).



Louise était totalement stressée et incapable de tenir sur les fesses, et n'a trouvé de salut qu'en adoptant une position à bascule; elle a serré très fort Jean Paul Sartre, Dorys et Moby Dick, et a aussi surkiffé l'expérience.
Demain, je cours acheter une piscine gonflable, au moins il y a aura de la place pour trois, et le premier qui me dit que je suis trop vieille pour jouer avec mes filles et me tremper les fesses dans une bassine, non seulement il se prend un coup de boule, je lui crache de l'eau de bain à la figure via Jean-Paul Sartre, mais en plus, je lui dirai que Lily et Louise ne savent pas encore se tenir toute seules assises! Na!


Et puis parce que mes filles, je les trouve trop belles:




Bon allez, faut que je vous laisse, je viens de recevoir un mail de Valérie, de la Plage des Bikinis, à la Grande Motte, qui m'invite personnellement à une soirée Blanche samedi soir. Je crois qu'elle a du entendre parler de la soirée Dell On Stage de la semaine dernière et qu'on lui a dit que j'avais mis le feu à la piste... Petit Chéri a du se prendre la honte de sa vie lundi matin quand ses collègues lui ont rappelé que j'avais proposé qu'on aille tous se baigner tous nus sous cette pleine lune d'été... Le rhum, ça me fait ça à chaque fois, que voulez-vous!