samedi 26 septembre 2009

Les nouveaux temples de la consommation


Je suis outrée! Hier a été ma première visite en ville depuis plus de 2 mois, j'allais enfin me retrouver pour une petite heure dans le tourbillon de la vie (enfin...), même si ce n'était pas -vraiment - pour moi. Ben voui, me fallait un soutien gorge d'allaitement (le tue l'amour ultime, avec les coussinets d'allaitement qui dépassent).
Bref, là n'est pas mon propos.
Je vais me garer au P4 comme à mon habitude et que vois-je? Toute une allée du parking a été peinte en rose et noir, il y a un guichet à l'entrée qui indique "Parking VIP". Je manque avaler mon appareil dentaire... Je vois deux voituriers au loin (ils n'ont pas l'air débordés), et deux trois voitures de luxe garées, et là je me dis "Ils ont craqué". Ils ont piqué le concept du Valet parking des Etats-Unis et pour contrer la concurrence d'Odysseum, le nouveau centre commercial qui a ouvert cette semaine, et se sont mis à chercher un nouveau concept marketing pour se différencier de ce nouveau temple de la consommation.


(MODE IRONIE: ON) Et bien moi je dis "Bravo" (MODE IRONIE: OFF). Après la décision de condamner la moitié de la route à la plage du Grand Travers afin de "sauver les dunes" (sauver les dunes mes fesses, c'est pour faire payer le parking), ils décident de faire du centre ville un espace VIP, lieu de shopping pour bobos friqués, et ouste les caillera de la Mosson!













Après avoir acheté mon soutien-gorge Gina Lolobrigida, je me dirige vers les toilettes car l'allaitement messieurs mesdames, ça fait boire!
Et là, HORREUR, le couloir a lui aussi été peint en rose, on se croirait dans le boudoir de Paris Hilton... Je m'approche tremblante, et là se tient une hôtesse, toute de rose vétue, elle a du passer un casting pour devenir Dame Pipi. Elle se tient là devant son comptoir laqué noir et explique à une mamie que "Pour l'instant c'est gratuit, mais à partir de demain c'est 50 centimes".
Je suis partagée entre l'envie de faire pipi sur le comptoir et me prendre un fou rire...
L'entrée des toilettes ressemble à celle d'une station de métro (j'imagine l'hôtesse en train de débouler avec une matraque si on saute la barrière avec une vessie pleine), et la décoration me fait penser à celle d'un grand magazine de mode: il y a de grandes photos de visages parfaits, je m'attends à ce qu'une esthéticienne m'attende sagement dans le cube pour me faire les ongles et m'épiler les sourcils...
Trêve de plaisanterie, je garde mon pipi pour moi même si c'est gratuit, je suis écoeurée... Non seulement il faut payer le parking pour venir dépenser son argent dans les magasins, il faut payer pour pisser, et maintenant, on peut largement sentir le clivage entre classes sociales: d'une coté les médecins qui se font garer la voiture comme au Jardin des Sens, de l'autre, moi, pauvre couillonne, qui gare toute seule ma Polo, quitte à m'arracher le rétro en faisant une marche arrière, bouillonnante de colère.
La semaine prochaine, je dois aller faire un tour à Odysseum. Il parait que là bas aussi les parkings sont payants (dont celui d'Ikea). On va voir si là bas aussi je dois faire pipi derrière une poubelle pour ne pas payer...










samedi 19 septembre 2009

L'arrivée de Lily & Louise, mes petites Mafaldettes

Je suis heureuse de vous présenter mes filles, les mafaldettes... Elles sont encore dans l'emballage comme vous pouvez le voir.


Elles sont nées samedi 12 septembre, Lily à 6h54 - 1,8 kg pour 42 cm - Louise à 7h03 - 1,520 kg pour 41 cm.

Chuuuut Lily dort sur maman pour la première fois:



Premier câlin de Louise sur maman:


Alors tout a commencé mardi 8 septembre après ma sieste du matin, plouf, je perds les eaux... Grand choc, je ne m'y attendais pas du tout, j'avais un col de compète, je me reposais tout le temps, je n'étais pas prête du tout à accoucher, dans une heure nous avions notre premier cours d'accouchement chez la sage-femme, comme quoi...
J'appelle Petit Chéri et je lui dis qu'on a un soucis, il accourt sur son cheval blanc. Entre temps je suis en larmes, pour avoir beaucoup fréquenté le forum Jumeaux & Plus, je suis capable de diagnostiquer ce qui m'arrive et donner le traitement qui m'attend. Je sais que j'en ai pour 48h. J'ai le temps de mettre une culotte dans mon sac: imaginez, une culotte!

On me place une bandelette pour tester le liquide: rupture franche... Merde, je suis à 32 semaines, c'est à dire tout juste 7 mois de grossesse.
On me fait un bilan infectieux: si infection on déclenche tout de suite. Je suis mise sous antibio: Clamoxyl. On me perfuse au Tractosyl pour arrêter les contractions.
Première injection de Célestène, qui est un corticoïde qui aide à maturer les poumons des bébés, on doit en faire une 24h plus tard et attendre 48h que le produit fasse effet.
On me dit que le risque d'infection étant plus grand que la prématurité, il faudra déclencher dans 48h. Je regarde Petit Chéri et je lui dis "Je suis pas du tout prête à accoucher, je me donnais encore un mois!". Il me rassure comme il peut, me dit qu'il est prêt.
Mes contractions ne se calmant pas, on me dit qu'on va me transférer à Martigues, à plus de 100km de Montpellier, en hélico, car ils n'ont pas de place pour les bébés en pédiatrie si j'accouche ce soir... La tuile, que finalement on évite de justesse, et entre temps je me suis tournée sur le côté et les contractions se sont calmées... Ouf! Mais bon, j'aurais bien fait "La chasse au trésor" en hélico. Mes filles ne seront pas des petites cagoles marseillaises!
Deux jours passent, plus de contractions, pas le droit de bouger, mes ninis ne bougent plus, assommées par le Célestène, alors que moi je suis en transe (le Célestene fait monter l'adrénaline). Je ne dors pas, fait des crises d'asthme. Quand je pense à tout les médicaments qu'on me donne alors qu'on dit de rien prendre pendant la grossesse... Je réveille Petit Chéri deux fois à deux heures du matin pour le supplier de venir me rejoindre à l'hopital, il dort sur un fauteuil très inconfortable et me tient la main. Cet homme est un saint.

On arrête le Tractosyl jeudi, mais plus de contractions...
Vendredi matin, ils décident de me déclencher et me posent le Propes sur le col, une bandelette qui libère des hormones et ouvre le col car le mien n'est pas mature du tout. Rien ne se passe, pas une contraction... Je perds le Propes à 16h, dégoutée, trop de liquide coule.
Le soir, je suis en chaussettes de schtroumphf car ils ont perdu mes chaussures aux urgences, on décide donc de faire les 4 étages à pieds et d'aller voir s'ils les ont. Et bien voilà que je ne remonterai pas, ils en profitent pour m'examiner et le col est ouvert à 2 doigts, youpi!!!
La sage-femme, un ange, me met la perfusion d'ocytocine pour déclencher les contractions qui arrivent vite. Je passe une heure de début de travail sans trop souffrir (moi qui avait peur d'hurler à la mort), et très vite, à mon grand étonnement, on me pose la péridurale.
Alors la péridurale, non seulement je n'ai plus senti les contractions, mais en plus ça m'a libéré le cerveau, j'étais euphorique, dans ma tête c'était Woodstock! Je n'étais qu'Amour! Du coup je dors comme un loir pendant TOUT le travail et me réveille entre deux touchers. 2 cm, 4 cm, 6 cm, 8 cm... M'en fous, je dors!

A 4h, la péridurale commence à moins fonctionner dans le bas ventre alors qu'elle monte jusqu'au cou... Coup dur, j'ai mal et je dois maîtriser mon souffle. J'assure quand même et ne flanche pas, tout en me rendormant entre 2 contractions (véridique).
A 5h, cela s'emballe, les contractions se sont intensifiées, je suis dilatée à 10cm. On m'emmène de toute urgence au bloc: 2 internes, 1 gynéco-obstétricien, 3 sage-femmes, 1 infirmière anesthésiste, un anesthésiste, 2 pédiatres... Je me demande si Sarkozy a été invité... La lumière est crue, je tremble à cause de la péridurale et alors que tout le monde a froid, moi j'ai chaud... Petit Chéri ne peut pas rentrer au bloc, je supplie ma sage-femme de le faire venir, et il me rejoint 20 mn plus tard...
Quelques remarques mafaldesques:
"Oh elles sont jolies mes Moonboots bleues!" (l'étrier).
"Je peux avoir un Schweppes Agrume s'il vous plait?"
"Tiens des spatules, on fait une salade?"
"Madame, il faut pas dormir, vous allez accoucher" "Oui je sais je ferme juste les yeux... Zzzzzzzzz".
"C'est fini le canevas la bas dessous?"

Je vous jure j'ai dormi au bloc!

On me demande de pousser, je pousse, j'ai une force extraordinaire, moi qui pleure quand je me casse un ongle, je suis Superwoman, mon chéri n'en revient pas, j'ai une détermination de dingue!
Quand ils sortent les spatules, me font une anesthésie là bas dedans, je souffre grave, ça c'est douloureux... Mais tant pis, je fais comme si je ne sentais pas la douleur. Je pousse et hop, un soulagement intense, Lily est sortie et elle hurle. Malheureusement je ne la vois pas, le papa s'en va avec elle, il ne doit pas rester s'il y a des complications. J'entends mon bébé pleurer au loin.
"Allez madame, c'est pas fini". Re-spatules et ça repart, Louise sort 9 mn plus tard.

Ils me la posent sur le ventre, elle dort profondément, elle est magnifique!
"Elle pleure pas??? Elle est chauve! Mais qu'est ce qu'elle est belle!!!"
Ils l'emmènent et soudain quelqu'un m'emmène Lily qui n'a cessé de hurler depuis qu'elle est sortie. On la pose sur mon cou et je l'embrasse sur son petit bec, et elle cesse immédiatement de pleurer et s'endort, c'est magique, elle a reconnu sa maman. Je renifle son souffle, la plus belle odeur du monde.

Deux heures plus tard, nous sommes en néonat avec elles. Lily a un petit masque car à force de hurler elle s'est épuisée. Louise a un cathéter dans le nombril pour la perfuser plus rapidement, elle est très frêle, on ne peut pas la prendre dans nos bras à cause des risques d'infection. Premier câlin avec Lily et Petit Chéri, on fait du peau à peau, elle s'endort paisiblement, je ferme les yeux, c'est le plus beau jour de ma vie, jamais je n'aurais cru pouvoir être aussi heureuse.
Le lendemain j'ai la chance de tenir Louise à son tour dans mes bras, elle aussi s'endort comme un ange.

Lundi est le pire jour de notre vie: Lily fait 3 apnées en notre présence, les constantes s'effondrent, nous sommes impuissants, elle est sans force pendant que la pédiatre la ballonne. Je suis en larmes, effondrée, j'ai l'impression que je vais mourir, je ne savais pas qu'on pouvait avoir si mal, je viens de comprendre qu'être parent, c'est aussi ça, avoir le coeur brisé dès que votre enfant souffre.
On apprend plus tard qu'elle a fait une septicémie et que cela provoquait les apnées, c'est dur.
Plus tard on rencontre le pédiatre qui nous rassure. Toute son équipe et l'équipe qui m'a accouchée ont été extraordinaires, j'ai 600 kg de chocolat à offrir!

Je suis sortie une semaine plus tard, toujours un peu faible, mais nous allons en néonat le soir avec Petit Chéri, je vais y aller seule dès que j'aurai repris des forces. Je leur mets de la musique, je leur parle, leur chante, aide pour la toilette. Papa se fait faire caca dans les mains et adore ça! Hier soir elles ont quitté la réa et se sont enfin retrouvées dans la même chambre en soins intensifs.
Toutes les nuits je me réveille à 5h du matin et je regarde leurs photos en pleurant, c'est dur, mais en même temps j'éprouve tellement de bonheur et de plénitude...
Elles nous rejoindront en novembre, ça va être long mais ce jour là, notre tribu sera réunie à jamais, pour toujours...

vendredi 4 septembre 2009

Daisy Jane, Lady Gaga, gecko et SuperTwin...


Ca y est! J'attendais ce moment depuis deux mois! J'ai enfin pu mettre mes ballerines Daisy Jane pour sortir, et bien horreur, j'ai grossi des pieds :(
Me voici condamnée aux Birkenstock et chaussettes, sabots remplis de paille ou tongs et socquettes en pieds de faon...

Ah les joies de la grossesse, les culottes de mamie et coussinets d'allaitement... D'ailleurs j'ai trouvé une alternative innovante aux coussinets d'allaitement, lancée par la fashion icon Lady Gaga. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'aimerais voir la tête de Petit Chéri si je me scotchais les mamelons! C'est très Guesh Patti, version "Etienne, Etienne" (ceux qui ont moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...).

Hier soir, j'ai fait la connaissance d'un nouveau locataire: il s'appelle Rodriguo et sortait fraîchement de son oeuf. Il a malheureusement atteri dans l'évier de ma cuisine dont il était prisonnier, ses petites ventouses ne lui permettant pas de grimper sur l'émail. Innocemment, j'ai voulu le saisir délicatement pour le sauver, et sa queue m'est restée dans les mains! Elle gisait là, sous mes yeux horrifiés, encore frétillante de vie. Je me suis tournée vers Petit Chéri en éclatant en sanglots, lui disant "Que je ne voulais pas lui faire de mal", pensant que si je n'étais pas capable de m'occuper d'un gecko, je serais encore moins capable de m'occuper de mes filles. Nous avons donc mis en route l'opération sauvetage de Rodriguo avec une feuille de sopalin. Il s'est sauvé tout de suite et a élu domicile dans le grille-pain; inutile de vous dire que la confection de toast et désormais interdite chez moi!

Dernier événement majeur dans la vie de futurs parents: la réception de la poussette. Mon meilleur ami m'a offert la SuperTwin de Jané et je dois avouer qu'elle est totalement fashion (qui a parlé de maniabilité, sécurité et confort?). Les chancelières (housses orange) sont designées par Agatha Ruiz de la Prada et mes ninettes vont avoir l'air de vraies stars, emmitouflées dans les coques vertes. Je dois pourtant avouer qu'elle a un inconvénient majeur: moi qui m'imaginait faire des séances de shopping endiablées avec mes filles, je dois me rendre à l 'évidence: impossible de rentrer dans un magasin. Ma seule option est le hangar d'Ikea ou le parking de Carrefour...
Petit Chéri, qui est très intelligent et bricoleur, a fait une paralysie du cerveau quand il lui a fallu détacher les coques, même avec la notice, et n'arrivait pas à abaisser les hanses. Il a fallu que ce soit moi, affligée du SNU (Syndrôme du Neurone Unique) qui devine comment opérer, comme quoi, l'instinct maternel...

mercredi 2 septembre 2009

Mes derniers bons plans eBay

Récemment condamnée à un isolement forcé, et passant mes journées sur Internet, j'ai décidé de me lancer dans le monde merveilleux des enchères sur eBay. Tout d'abord réticente, j'avoue avoir perdu énormément de temps sur ce site dont l'ergonomie laisse à désirer (c'est l'informaticienne qui parle), mais une fois lancée, j'ai commencé à prendre en photo toutes les affaires dont je voulais me débarrasser et à les mettre en vente. J'ai été assez bluffée du résultat: j'ai vendu des chaussures, des jeux PC, des DVD, pour des sommes relativement modestes mais le résultat était là: j'allais pouvoir dépenser cet argent!

Il est vrai qu'on peut se heurter à certains petits problèmes comme définir les frais de port, mais l'expérience permet de ne pas trop les sous/sur-estimer. Le paiement par Paypal peut sembler aussi relativement compliqué au début, mais cela devient vite un jeu d'enfant, et il a le gros avantage d'être très sécurisé. Seul hic: le transfert de l'argent vers son compte banquaire coûte 3€, alors il vaut mieux attendre d'avoir une somme conséquente sur son compte PayPal pour effectuer le transfert.

Quant aux achats, cela peut vite devenir grisant. En effet, des milliers d'internautes se disputent des articles neufs de grandes marques à des prix dérisoires (parfums de luxe, lunettes, vêtements...), et il est terriblement frustrant de perdre une enchère que l'on suivait depuis des jours. J'ai en effet fini devant le PC de mes amis pendant un apéro, à cliquer comme une malade, pour remporter une paire de Ray Ban Aviator neuves que j'ai malheureusement perdues, et fini par payer bien trop cher un article que je m'étais entêtée à surenchérir (une paire de bottes Ugg que j'ai payées le même prix que sur le site en ligne et que je n'ai toujours pas reçues, malgré les 37$ de frais de port):

Bottes Cardy de Ugg - 80€

Je me suis également retrouvée à surenchérir un article que je vendais moi-même afin d'augmenter son prix de vente, en utilisant le compte de mon amoureux... qui a fini par gagner l'enchère... Gloups.
Quoi qu'il en soit, j'ai fait de très bonnes affaires que j'ai financées avec mes ventes: une tunique Maje neuve dix fois moins chère que sa valeur d'achat, des santiags vintage bordeau, un mini flacon d'Acqua di Parma, une paire de Spring Court neuves à moitié prix (OK elles sont roses alors que j'en cherchais des blanches, mais je n'ai pas regretté mon achat).

Spring Court - 25€








Santiag Vintage - 11€









Tunique Maje - 11€








Iris Nobile - Acqua di Parma - 5€









Voici mes trouvailles portées (je ne suis pas le mannequin idéal, surtout en ce moment, mais la tunique Maje est assez ample pour y abriter deux petites personnes, quant aux santiags, j'arrive encore à les enfiler, contrairement aux Spring Court que je n'ai pas réussi à lacer!):


Tunique Mango - Legging Envie de Fraises - Santiag Vintage eBay


















Tunique Maje (11€) - Boyfriend jean Asos - Tennis Spring Court


















Quant aux appareils électroménagers ou aux meubles, j'ai découvert leboncoin.fr qui est un site d'annonces gratuites qui permet de vendre ou d'acheter des articles dans sa ville ou sa région. Ce site ne fonctionne par contre pas sur des enchères mais sur prix fixe et il est beaucoup moins élaboré que eBay. J'ai ainsi vendu un canapé lit, un lecteur DVD et acheté un sèche-linge à condensation neuf pour la moitié de son prix de vente, une affaire! Pas besoin de s'inquiéter des frais de livraison car l'acheteur vient chercher l'objet chez vous.

Alors n'hésitez plus, en ces temps de crise, les internautes ont trouvé un bon moyen de s'offrir des articles qu'ils ne pourraient pas se permettre d'acheter en boutique. Lancez vous!

jeudi 6 août 2009

Two peas in a pod: mes tenues de grossesse


Robe H&M - Sandales Camper




















Robe Vert Baudet- Chaussures André




















Robe Zara - Chaussures André




















Robe Cocoon by La Redoute - Chaussures Camper




















T-Shirt Zara - Jean Asos - Chaussures André




















T-Shirt Topshop- Jean Asos - Chaussures André




















Marinière Zara - Legging Envie de Fraise - Chaussures André




















Top & legging Vert Baudet - Chaussures André

vendredi 31 juillet 2009

Comment s'habiller comme un sac quand on est enceinte

Mélanie Doutey, notre première Clara Sheller, jolie comme un coeur et fraîche comme un bouton de rose, a vu son QI fashion dropper en chute libre depuis qu'elle est enceinte.
Elle ne cesse d'apparaître habillée comme un sac dans des tenues larges qui ne mettent pas en valeur sa belle silhouette et semble s'abonner à une série de tenues aussi horribles les unes que les autres.
La blouse parachute, la robe rideau en satin, mais que lui arrive-t-il? Ajoutez à cela un maquillage de loukhoum trop poudré, la jolie actrice semble traverser une mauvaise passe et devrait demander quelques conseils à Heidi Klum, qui sait garder le look en attendant bébé!


dimanche 5 juillet 2009

L'histoire de Barnabé le gecko

Mafalda est en train d’arroser les plantes de sa terrasse lorsqu’elle entend un cri strident qui semble provenir du salon. Elle se précipite à l’intérieur de sa maison, le cœur battant la chamade, sans trouver tout de suite d’où provient ce bruit étrange, lorsque, prête à retourner à ses occupations, elle voit un gecko gisant sans connaissance par terre. Il est de taille moyenne, d’un beau gris tacheté, et ses pattes sont ornées de fines ventouses qui l’aident à se déplacer sur les murs. Ne sachant pas comment le ranimer, elle l’arrose copieusement d’eau avec son arrosoir.

L’effet est immédiat, le gecko ouvre les yeux instantanément et observe Mafalda, toujours allongé sur le dos, sans oser bouger.

- Bonjour, lui dit Mafalda. Comment t’appelles-tu ?
- Bonjour madame. Je m’appelle Barnabé, répond le gecko en s’asseyant.
- Enchantée de te connaître Barnabé, je m’appelle Mafalda. Dis-moi mais que t’est-il arrivé ?
- C'est-à-dire que… Je… Heu…
- Je lui ai fait peur, et il est tombé dans les pommes, répond soudain une voix au dessus de leur tête.

Mafalda et Barnabé lèvent la tête et se trouvent face à un faucheux qui se balance au bout d’un fil.

- Bonjour Adèle, comment vas-tu ? Mais dis-moi d’abord pourquoi tu as voulu effrayer ce pauvre Barnabé ?
- Je vais bien merci. Et bien figure-toi que je faisais ma sieste lorsque j’ai entendu cet animal pousser des petits cris en montant le long du mur. Il avait l’air tellement concentré que je n’ai pas pu résister, j’ai sauté de ma toile au dessus de sa tête en criant « Bouh » et cet idiot a eu tellement peur qu’il en est tombé à la renverse et s’est retrouvé inconscient sur le carreau. C’était trop drôle.
- Adèle, ce que tu as fait est inacceptable. Jamais je n’autoriserai qu’il se passe de pareilles fourberies chez moi. Excuse-toi tout de suite auprès de Barnabé ou je te bannis à tout jamais !
- Mais… Voyons Mafalda, c’était pour rire !
- Tout de suite, c’est sans appel, sinon tu fais tes valises et on verra si tu trouves facilement un gîte. Je suis sûre que les forains auraient tôt fait de te trouver un travail dans un cirque.

Adèle se redresse, fière et blessée dans son orgueil et dit à Barnabé :

- Monsieur je suis vraiment désolée de vous avoir fait peur, je ne le referai plus. Par contre, si je peux vous donner un conseil : tirer la langue quand on grimpe aux murs, ça n’aide pas.
- J’étais seulement très concentré ! Cela fait peu de temps que je grimpe aux murs et cela me demande un réel effort, dit Barnabé en baissant les yeux.
- Bon, s’écrie Mafalda, ce n’est pas tout, mais moi j’ai des plantes à finir d’arroser, si vous voulez bien m’excuser…

Mafalda se dirige vers le balcon afin d’y poursuivre son travail, Adèle retourne à sa toile et Barnabé se relève, penaud et se dirige vers le mur. Elle n’a pas fini d’arroser ses plants de mandragore quand elle entend un bruit sourd. Elle jette un coup d’œil à l’intérieur. Barnabé est encore par terre, assis cette fois, l’air dépité. Il se relève, prend son élan, jette ses pattes avant vers le haut du mur et s’étale de tout son long en se cognant le nez contre le mur. Une fois, deux fois, trois fois sans succès. Mafalda lève la tête et aperçoit Adèle, qui a beaucoup de mal à maîtriser un fou rire.

- Mais voyons Barnabé, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- Je ne sais pas Madame, mes ventouses semblent ne plus adhérer aux murs ! Mon dieu c’est une catastrophe, je vais devenir la risée de mon espèce ! Un gecko qui ne sait pas marcher à la verticale ! C’est moi qui vais finir dans un cirque, mais cette fois ci comme clown !
- Montre-moi donc cela mon brave.

Mafalda s’agenouille auprès de Barnabé et examine ses ventouses avec minutie.

- Elles semblent tout à fait opérationnelles, j’ai l’impression que Adèle t’a fait une peur bleue et que tu as perdu la capacité de grimper aux murs. Je voudrais bien t’aider mais le problème c’est que je ne suis pas spécialiste en invertébrés. Attends voir un peu.

La sorcière se dirige vers le placard de la cuisine et sort un rouleau de scotch d’un tiroir.

- Du scotch double face, cela devrait faire l’affaire !

Elle coupe dix petits morceaux de scotch qu’elle s’applique à coller sur les ventouses avant et arrière de Barnabé.

- Et voilà, ça c’est du beau travail, montre moi donc un peu ce que ça donne.

Barnabé se relève et se met à claudiquer comme un chat dans une flaque d’eau, en faisant un bruit étrange avec ses ventouses. Il colle ses pattes avant sur le mur, puis les pattes arrière et commence à arpenter lentement la paroi.

- Je crois que ça a l’air de marcher, regarde, je … aaaaaaaaaaaaaaaah… !!!

Barnabé n’a pas le temps de finir sa phrase et dégringole par terre une fois de plus. Les dix petits morceaux de scotch sont restés attachés au mur. Dépité, il tourne des yeux implorants vers Mafalda.
- Bon je crois qu’il va falloir que je fasse mieux que ça. Laisse-moi donc consulter le livre de la Magie Animale. C’est la toute dernière édition.

Mafalda se précipite vers sa bibliothèque et en sort un gros livre qu’elle se met à feuilleter rapidement.

- Venteux, non… Ventripotent, non, trop loin, ah voilà : ventouses. Alors, ‘’Comment ajouter des ventouses à des mains ou pattes’’, non. ‘’Comment déventouser un poulpe de son rocher’’, non. Ah voilà : ‘’Comment redonner à des ventouses leurs propriétés perdues’’. Mmm, bien, je vois, dis-elle.
- C’est... C’est grave Mafalda ? Est-ce que je ne pourrai plus jamais grimper aux murs ?
- Nooon, noooon mon petit, non, pas du tout. Il suffit d’attendre la nuit et réciter une incantation magique pour te faire retrouver ta ventousité d’antan.
- Oh merci, merci ! Je ne sais pas comment faire pour te remercier !
- Attends d’abord qu’elle t’ait transformé en crabe pour la remercier ! dit Adèle du haut de sa toile.
- Adèle, impertinente ! Je ne te permets pas. Je n’ai que très rarement commis d’erreur en restaurant des pouvoirs perdus, et j’étais en première année de magie, il faut parfois se tromper pour apprendre !
- Oui, bien sûr, mais ce n’est peut-être pas ce qu’a pensé la pieuvre que tu as transformée en serpillière espagnole !
- Tu es une immonde crapule, sors de chez moi avant que je te transforme en loukoum !
- Adèle remonte aussi sec dans sa toile et se recroqueville sur elle-même en pensant qu’elle n’en est pas à sa première remontrance de Mafalda, qui semble s’être habituée à son étrange et impertinente locataire.

Le soir arrive lentement alors que Barnabé contemple le coucher de soleil sur un ciel bleu clair zébré de nuages roses. La nuit tombe enfin sans qu’il mange quoi que ce soit, trop préoccupé par ses ventouses déficientes.

- Allez mon ami, tu peux venir t’asseoir, il est temps que je te rende ton pouvoir, la lune est bel et bien pleine ce soir, ça ne devrait être qu’une formalité.
Mafalda ferme les yeux et commença à réciter sa formule magique :

« Par le pouvoir de Thor et la barbe d’Odin,
Par la moustache de Loki,
Et les racines de l’arbre sacré Yggdrasil
Par la Cosmogonies de l’univers
Du Walhalla à la terre des Elfes,
Ventouses dénuée de leur pouvoir,
Je vous ordonne de ne plus jamais laisser Barnabé choir ! »

Barnabé, assis sur un petit banc en bois, regarde Mafalda avec de grands yeux apeurés. A peine a-t-elle fini son chant magique que le petit gecko tombe dans les pommes.

- Ah non, ce n’est pas vrai ! Mais à quoi cela va-t-il servir de lui rétablir son collant aux pattes, si c’est pour qu’il tourne de l’œil chaque fois qu’il a le cœur qui bat un peu trop vite ! Barnabé. Barnabé, allez réveille-toi !

Elle met une petite gifle à l’invertébré évanoui et celui-ci ouvre les yeux.

- Oh, pardon Mafalda, je ne sais pas ce qui m’a pris… Je…
- Cesse de t’excuser et montre-moi donc si ma formule a marché !

Barnabé se relève et pose ses pattes délicatement contre le mur blanc. Enfin, je devrais dire colle, car celles-ci semble avoir retrouvé leur pouvoir de ventouse. Barnabé n’en peut plus de joie et se précipite sur Mafalda pour l’embrasser.

- Mais arrête donc idiot, tu es en train de te coller à moi, et si ça continue il va falloir que je trouve une formule pour te décoller. Ne me remercie pas, c’est inutile !
- Oh mais si Mafalda, tu as sauvé ma vie en me redonnant mes ventouses, jamais je n’oublierai ce que tu as fait pour moi. Regarde donc comme elles collent à nouveau !

Et sur ce, notre ami se précipite sur le mur qu’il arpente de long en large, avant de se trouver nez à nez contre Adèle et tomber à nouveau dans les pommes.

- Bon je vois que nous ne sommes pas tirés d’affaire, dit Mafalda en souriant. Un gecko émotif qui n’arrive plus à monter aux murs, en voilà une journée bien particulière. Je vais aller me coucher, en espérant que mes fleurs de passiflore éclosent demain, ce n’est pas tout mais j’ai un filtre d’amour à préparer !

Elle baille, se dirige vers sa chambre et dort bien tranquillement, ainsi que Barnabé, qui avait atterri dans un liseron géant dans sa chute et ne se réveillera de sa nouvelle frayeur que le lendemain matin.