dimanche 7 octobre 2012

See you soon...

L'heure du clap de fin a sonné...
Même si l'évènement triste qui a secoué ma vie dernièrement n'est pas la cause de ma sortie de scène, je pense qu'il fait partie des raisons qui font que l'envie n'est plus là. Je crois que le manque de temps, depuis que j'ai repris le travail à 150%, est la cause principale de ma décision. Jamais le temps de rien faire et surtout maintenant, envie de penser à moi, marre de tourner toujours autour des mêmes choses...
J'ai adoré péter les plombs sur ce blog pendant 3 ans et cela m'a beaucoup aidée à ne pas terminer en HP. J'ai été soulagée de voir que je n'étais pas la seule à penser ce que je pensais et puis, quand je n'avais pas grand chose à raconter, j'aimais bien parler de mode et de choses futiles.
Mais ne vous inquiétez pas, j'ai ci-dessous la preuve que tout va bien et que j'ai encore bien de quoi me marrer chez moi!
Voilà, en guise de petit cadeau, pour vous montrer la drôlerie des mes puces, une vidéo dans laquelle elles improvisent une chorégraphie endiablée sur une reprise de Prince par Muse... J'avoue que je suis assez bluffée par l'espèce d'arabesque clownesque qu'elles m'ont sortie, je crois que c'est quelque chose qu'elles ont dû apprendre à l'école. En tout cas, cette vidéo est un de ces moments quotidiens de pure joie dont nos enfants savent si bien remplir nos vies...
Merci encore de m'avoir suivie et lue durant cette période intense de ma vie, et à très bientôt!


Mafalda



mardi 4 septembre 2012

Triste rentrée...

Le temps a filé l’espace d’un été et j’ai laissé passer trois mois passer depuis mon dernier post. Il y a eu beaucoup de travail, et puis toujours ce rythme un peu épuisant, la préparation des vacances, et le dernier mois de crèche. Oui, je l’avoue, c’est moi qui ai pleuré le dernier jour en quittant ce lieu où mes filles ont passé deux ans de leur existence.
Et puis il y a eu un lundi matin, comme ça, sans prévenir, un test de grossesse positif. Bam, un coup sur la tête, ce n’était pas prévu. Mais après bien des nuits sans dormir et un flot de doutes, Petit Chéri et moi avons décidé gaiement de nous lancer dans cette aventure. Nous avions décidé d’en rester là, mais Dame Nature en avait décidé autrement. 
Très vite, mon ventre s’est arrondi et nous avons dû l’annoncer aux petites pour qu’elles fassent attention à ne pas trop jouer au trampoline sur leur maman. Lily a sauté de joie, a essayé de parler au bébé à travers ma bouche. Louise est partie un peu gênée, elle ne comprenait pas qu’on parle d’un bébé et qu’on ne le lui montre pas.
Et puis nous sommes partis en vacances en Auvergne, beaucoup de vert, de vaches et de repos. On sentait bébé bouger et on était heureux.
Et puis il y a eu l’échographie du premier trimestre et le coup de massue sur la tête : pas d’activité cardiaque.  Vous pouvez remballer votre DVD, le bonheur ce n’est pas pour aujourd’hui. J’en resterai là pour la suite, car je pense que nombreuses sont celles qui sont passées par là, et je n’ai pas le cœur d’en parler plus que ça. Je pense que la blogueuse « Je veux un bébé » a très bien résumé la situation ici

Je vous souhaite malgré tout une très bonne rentrée et plein de projets. De notre côté, nous avons décidé de déménager. Et dans quelques jours, Lily et Louise auront 3 ans, déjà...

samedi 9 juin 2012

Les fameuses sneakers compensées...


Après les avoir superbement ignorées (j'étais encore amoureuse de mes low boots Isabel Marant), j'ai fini par succomber à l'appel de la basket compensée d'Isabel Marant, toujours.


Pas très de saison me direz-vous et prix prohibitif (une fois de plus), je m'insurge vraiment par les prix pratiqués par certains designers. Entre 400 € et 600 € pour une paire de baskets, faut pas déconner... Des jeans à 300 €, des escarpins à je ne sais combien... On a beau aimer la mode, tout le monde n'a pas le porte-monnaie de Paris Hilton !
J'ai donc trouvé un modèle très sympa, avec des couleurs qui me plaisent, et que celles qui crient à la copie continuent de crier, j'ai vu des contrefaçons provenant de Chine à 200 € !
En plus elles sont livrées dans une sublime boîte double avec des rubans, un joli dust-bag, et sont de très bonne qualité. Je ne trouve pas le prix très raisonnable non plus, je dois l'avouer, mais c'est déjà moins cher que celles d'Isabel Marant.


Sneakers compensées Lemaré – 179 €



Photo trouvée sur un blog néerlandais d’une jolie tenue allant avec le modèle que j’ai choisi



dimanche 20 mai 2012

Coups de coeur mode du printemps...


Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas parlé de science sur ce blog (Elle, Grazia, vernis à ongles, chaussures…). Voici donc mes derniers coups de coeur et mes dernières folies sur la toile.
Ce mois-ci, la Palme d’Or de la chaussure va aux lowboots Dickers d’Isabel Marant, les it boots qu’on a vues au pied de toutes les fashionistas au Festival de Coachella cette année.





Mon cours de cœur look avec ces bottines est celui de Kate Botsworth. Un slim, un joli pull crème, un chignon viteuf’, un sac et des boucles d’oreille, voilà ! Je les ai trouvées à 20 % du prix sur eBay, et depuis, je suis la reine du monde. Elles "habillent" vraiment une tenue simple comme celle de Miss Bosthworth. Étant donné le prix quelque peu rédhibitoire, je vous conseille quelques petites recherches sur la toile, car il existe des copies très chouettes à prix plus raisonnable.

Low Boots Dickers Isabel Marant, dans les 800€ (eh oui, je sais)

Mon deuxième coup de cœur c’est ce slim rouge que j’ai trouvé sur Monshowroom. Je le trouve juste parfait…


Slim Monshowroom 60€

Et pour finir pour les vêtements, je suis devenue totalement accro à la marque American Apparel, moi qui adore les jolis cotons bien taillés et fins (je suis également une fan d’American Vintage). Ce que j’aime chez AA, c’est les filles de leurs pubs et de leur site, des filles normales, des filles pas super belles, pas super minces, d’autres canons avec des corps de danseuse, mais pas des anorexiques photoshoppées qui se sont fait refaire les seins et le nez (non je ne trahirai pas Gisèle Budchen… Moi qui pensais qu’elle était naturelle !).
Bref, j’ai acheté ce débardeur, magnifique avec un jean et des talons chics, je l’adore, et comme vous pouvez le voir, le mannequin est une fille normale :



Débardeur American Apparel, 38€ en soldes

J’ai craqué sur leurs culottes froncées, un achat que je suis loin de regretter, la qualité est géniale et justifie le prix (pas de problème de couture qui pète, car une protection en silicone protège les coutures). Hyper sexy !


Culotte froncée American Apparel, 16€


Au passage, Léa Seydoux, que j’aime beaucoup, et qui a bossé pour AA :


Ainsi que quelques mannequins.




Mention spéciale rigolote pour ce slim brillant pour enfant ! Je ne pense pas que je pourrais oser sur mes filles, mais la petite fille est à croquer !



Côté bijoux (et ligne de vêtements), j’ai découvert Sessùn qui fait de sublimes vêtements, dont des tuniques Liberty indémodables. Je me suis offert ce bracelet, car j’aime les bijoux discrets :




Bracelet Sessùn, 45€


J'ai également trouvé une paire de Rayban Wayfarer sur eBay à 76€ au lieu de 123€ dans le commerce, une affaire. C'est un commerçant, donc elles sont neuves, garanties 2 ans, pas de contrefaçon sur eBay, et je les ai reçues en 48h, j'en suis RAVIE!

Rayban Wayfarer, 76€ sur eBay, ICI


Un petit coup de pub pour la marque de vernis Essie dont je suis follement amoureuse (la fille à genoux devant le stand à Monoprix, c’est moi, ils ont des couleurs absolument géniales et un choix à tomber par terre). J’en achète 1 par mois : rouge cerise, fuchsia bonbon, gris parme, gris métallisé… Et comme je suis incapable de porter du vernis plus de 2 jours, je vous conseille ce tuto de MissG*, car grâce à elle, je réussis à garder des ongles impeccables pendant 5 jours (un miracle). MissG* a en de nombreux points changé ma vie car je porte à présent des talons, du vernis aux ongles qui tient et que j'ai aussi appris à me maquiller grâce à ses tutoriels très pros.



Et pour finir, je suis tombée par hasard sur cette jolie French manucure nude et dorée, j’ai hâte de trouver un joli vernis doré pour l’essayer. Le tuto est .




dimanche 22 avril 2012

Mes premiers cupcakes...



Ayant vécu plus de 3 ans en pays anglo-saxons (Royaume-Uni et Australie), je n'avais pourtant jamais mangé de cupcakes, que l’on trouvait plutôt aux États-Unis à l’époque. J'ai décidé de tenter l'expérience ce matin, sans autre matériel que mes petits moules en silicone (je pense acheter des colorants et des petites décorations parce que cela fait vraiment de jolis petits gâteaux) et le résultat était plutôt réussi, même si mes cupcakes sont loin de ressembler à ceux que l'on voit dans les boutiques chics.
Comme je n'avais pas de colorant, j'ai ajouté une cuillère à café de tomate concentrée pour rendre le fameux nappage rose-orangé !
À vos spatules !

Cupcakes à la vanille de Mafalda
Pour environ 8 cupcakes de taille moyenne
Ingrédients
Pour la pâte :
120 g de farine
1 cuillère à café de levure
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
60 g de beurre
80 g de sucre roux
1 gros œuf
20 cl de crème liquide
1 cuillère à café d'extrait de vanille

Nappage à la vanille :
120 g de beurre ramolli
160 g de fructose
1 cuillère à café d'extrait de vanille
1 cuillère à café de tomate concentrée

Préparation de la pâte à cupcakes :
1. Préchauffer le four à 180 °C.
2. Mélanger le beurre ramolli avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse. Ajouter ensuite l’œuf et continuer de remuer.
3. Ajoutez ensuite l’extrait de vanille, la crème liquide et enfin la farine, puis continuer de mélanger jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène.
4. Remplir les moules à muffin en silicone aux 2/3 avec ce mélange et mettre au four entre 15 et 20 minutes (pour vérifier la cuisson, piquer un muffin avec un couteau, la lame doit ressortir propre).
5. Laisser les cupcakes refroidir.
6. Pour réaliser le nappage, battre avec un fouet électrique le beurre ramolli, le fructose et une cuillère à café de concentré de tomate pour un colorant bio. La pâte obtenue doit être bien lisse, mais réalisez cette opération dans un grand saladier, car le mélange peut vous sauter à la tête !
7. Lorsqu'ils sont complètement froids, décorer les cupcakes avec le nappage.
8. Déguster sans modération !

dimanche 8 avril 2012

Working mums ou la grande injustice…


Cela fait une éternité que je n'ai pas posté... Pardonnez-moi, mais je viens de vivre quatre mois infernaux intenses.
La raison en est toute simple, je suis devenue traductrice indépendante et je dois avouer que si je m'attendais à des débuts plutôt calmes, c'est plutôt le contraire qui m'est arrivé. Je ne vais pas me plaindre bien sûr, car j'ai du travail et j'ai en plus le luxe de pouvoir choisir mes clients pour le moment (je garde les gentils, je vire les cons, le pied total!), et de travailler à la maison.

En tant que personne très organisée et travailleuse, je n'ai pas eu de problème pour trouver mon rythme et je dois dire que de se retrouver dans le SILENCE (le grand, le vrai) dès le lundi matin à 8 h jusqu'à 18 h est un vrai luxe pour moi. Le temps, ou plutôt le manque de temps, s’est pourtant révélé le plus gros de mes challenges. Je travaille entre 50 et 70 h par semaine, c’est beaucoup, mais je travaille pour moi, donc je m’en fiche. Le problème, c’est que lorsqu’on travaille à la maison et que l’on a des deadlines plus que serrées, des gros volumes à traiter, il faut beaucoup travailler, c’est-à-dire le soir très tard, parfois le weekend, alors qu’on a quand même tout le reste à gérer.

Le reste, me dites vous ma bonne dame ? Ce qui n’a pas changé, c’est-à-dire la charge de travail à la maison, l’intendance, le quotidien qui vous bouffe et qui vous tue. Et lorsqu’on est stressée, exténuée de travailler autant et d’élever de charmants bambins, une dispute revient régulièrement saccager le couple.

Ah oui le couple… Parlons-en. Des parents, qui font tout pour que leurs enfants soient épanouis, propres, ne manquent de rien. Des professionnels, qui travaillent de longues heures et ont parfois de grosses responsabilités. Il faut être une vraie équipe, supporter les absences de l’un, les gros coups de stress et de gueule de l’autre (ça, c’est moi, vous l’avez compris). Il ne reste pratiquement rien pour le couple dans ces moments-là, pas de moments privilégiés, pas de repos, plus de complicité, on devient presque des colocataires. On se lève comme des robots, on se couche sans avoir même eu le temps de se détendre cinq minutes, pour recommencer le lendemain. On ne fait pas grand-chose ensemble parce qu’on est des parents et des personnes qui travaillent et qu’il n’y plus de place pour le reste. Je vous rassure, tout va bien entre Petit Chéri et moi, mais il faut sacrément d’amour, de force et de patience pour résister à un tel rythme.

Je vous parlais donc d’un sujet qui vient souvent pointer son nez dans les familles, afin d’y semer la zizanie. Vous voyez de quoi je veux parler, allez si, avouez ! 
Eh oui, les tâches ménagères ! J’ai la chance d’avoir un mari moderne qui m’aide énormément, mais il a fallu de nombreuses engueulades et de non moins nombreuses mises au point avant d’arriver à un nouvel équilibre, celui où le mari et la femme travaillent et partagent les tâches de manière équitable. Et ce sujet mesdames, je ne sais pas chez vous, mais chez moi c’était plutôt tabou. Lorsque je disais que j’avais besoin de plus d’aide, mon Petit Chéri me répondait « Ah oui, alors je ne fais rien, je ne t’aide pas, je suis un mauvais mari et un mauvais père ! », d’où l’impossibilité totale de dialoguer. Pourtant nous ne faisons pas partie des foyers dans lesquels la femme accomplit 75 % des tâches et le mari 25 %, loin de là… Mais pour avoir parlé à beaucoup de femmes autour de moi, j’en suis arrivée à la conclusion que nous en faisons souvent un peu plus, parfois beaucoup plus, mais comme cela ne se voit pas forcément, eh bien on a l’impression que cela s’accomplit par magie, et c’est une sacrée injustice. Je vous jure que cette grande injustice a fait chez moi couler des larmes très amères de fatigue, de rage, de dégout même. Mais ne nous leurrons pas, je ne pense pas que Petit Chéri a apprécié de se retrouver face à une hystérique aux yeux veinés de sang et victime du syndrome de Tourette le menaçant de divorcer ou de lui arracher la tête s’il oubliait une fois de plus de changer le rouleau de papier toilette. Les disputes peuvent parfois démarrer sur des sujets complètement débiles, mais qui nous font sortir malgré tout sortir de nos gonds.

Car si nos maris nous aident souvent beaucoup, il est quand même toujours assez étonnant de voir des hommes si « proactifs » professionnellement ne pas l’être dans la vie courante. Non, l’emballage du parfum ou le déodorant vide ne voient pas des pattes leur pousser pour aller sauter dans la poubelle de recyclage tous seuls, pas plus que les vêtements qui traînent partout ne sautent à pieds joints spontanément dans la machine à laver. Les draps de lit ne se changent pas non plus par l’opération du Saint-Esprit, pas plus que les ongles des jumelles ne se coupent automatiquement toutes les semaines, ou que les placards ne se remplissent de nourriture ou de nouveaux vêtements (car oui, un Hobbit, ça grandit vite, ça mange beaucoup et ça pourrit très vite ses vêtements et ses chaussures). Qui fait les repas, les lessives, s’occupe des rendez-vous médicaux, coupe les cheveux, cherche partout du dentifrice sans sorbitol, de la crème hydratante pour jambes sèches, mais potelées…etc., etc. ? Je crois que c’est souvent les mamans, même si je ne veux pas tomber dans la caricature. Je sais que beaucoup de papas coiffent leurs filles et préparent les repas ou les vêtements, mais come on les mecs, vous êtes peut-être des superstars comparés à vos pères, mais ce n’est pas encore tout à fait ça dans les foyers modernes ! Il faut vous bouger un peu, on en a assez de vous demander de sortir la poubelle pour la zillionnième fois !

J’ai failli m’étouffer lorsqu’une Wonder Mum m’a raconté la première partie de sa journée, celle qu’elle mène avant de commencer à travailler :
Lever à 6 h 30, emmener fille aînée au collège, 2 garçons à l'école, vider le lave-vaisselle, faire une machine, vider le sèche-linge, plier le linge sec et remettre le sèche-linge, arroser les fleurs, nourrir le chat, et donner à boire au chien,  donner son médoc au petit, ouvrir ses mails, faire un devis pour un client, aller chercher des déguisements pour le carnaval à l'école des garçons, préparer le repas du soir à l'avance, car retour du travail à 20 h…
Ensuite, elle va travailler (seconde journée), et le soir, elle rentre (3e journée) avant de retourner un peu travailler (jusqu’à 2 h du mat’, 4e journée).
Alors sans vouloir vilipender ces chers messieurs et me prosterner devant une telle organisation, je crois que nous sommes toutes des Wonder Women, mais que certaines d’entre nous auraient besoin d’un petit coup de main supplémentaire de la part de leur cher et tendre. Et chers Super Daddies, pardonnez-moi si je vous ai vexés et si vous ne vous retrouvez pas dans ce que je raconte, mais si vous existez, il existe un créneau de coaching très rémunérateur que beaucoup de femmes seraient prêtes à offrir à leurs maris !

Chez nous, tout va mieux, je pense que nous avons passé le plus gros de la crise, mais j’ai enfin compris à quel point le quotidien pouvait tuer le couple, et qu’il fallait vraiment faire attention lorsque l’on traverse des périodes aussi difficiles… Petit Chéri a entendu mon cri de détresse (« aaaaaaah putaaaaaain de meeeeeeerde de bordel de cuuuuuul ! ») et nous avons trouvé un nouvel équilibre… Jusqu’au prochain nouveau problème !
Et que celui ou celle qui m’a dit un jour « tu verras, ça s’arrange au bout de trois mois quand on a un bébé » veuille bien ravaler ses paroles et être maudit jusqu’à la 7e génération, car non, ça ne devient jamais facile… Mais heureusement qu’on est heureux !

dimanche 8 janvier 2012

SOS Relations mère-filles...


Madame Vigée Le Brun, autoportrait avec sa fille, 1786

Les relations mère-fille sont un vaste sujet, et j'ai pu constater avec surprise qu'elles pouvaient déjà être compliquées alors que nos enfants ne sont que des nourrissons. Je parlerai plus de Lily que de sa sœur dans ce post, car jusqu'à présent c'est elle qui m'a posé le plus de peine, de soucis, et si je me pose peu de questions pour Louise, je m'en pose mille fois plus pour son aînée de 9 minutes.

Lily a été la première de mes filles à prendre conscience de ma présence, une véritable conscience de l’autre, autour de 5 mois. J'ai pu voir ses grands yeux noirs me fixer sans ciller, et, était-ce mon imagination ou la réalité, j'avais l'impression qu'elle me dévorait du regard et d'amour. Pourtant, elle a commencé à affirmer un caractère fort très vite, et parfois d'une manière un peu violente pour moi. J’avais beau savoir que c'était normal (j'ai été une enfant et une adolescente, donc un chameau ingrat également), je ne m'attendais pas à ce que cela commence si tôt. C’était bien trop tôt à mon goût.
Lily a commencé à privilégier sa grand-mère, comme si cette dernière était devenue tout pour elle, et me elle rejetait assez violemment. Au départ, je n'ai pas trop dit, car je n'ai rien contre le fait que ma fille adore sa grand-mère, puisque j'adore la mienne et que j'estime qu'on a le cœur assez grand pour aimer plusieurs personnes très fort. Il est pourtant arrivé un moment où la situation est devenue critique, car je ne pouvais plus l'embrasser pour la coucher, la changer, la câliner. Elle me rejetait en permanence, et c'était « non, non, non » tout le temps, jusqu'à ce que je décide que ce n'était plus possible.

J'ai bien sûr cherché les causes de ce rejet: son caractère, l'âge (j'ai parlé à beaucoup de mamans et beaucoup m'ont confié passer des soirées à pleurer à cause de leurs rejetons), la prématurité ou la gémellité ? Je pense que c'est un mélange de tout cela, mais je pencherai plutôt pour la dernière raison. En anglais, on appelle cela « sibling rivalry », la rivalité entre frères et sœurs. Comme beaucoup de personnes, j'ai connu cela et je suis donc capable de comprendre ce que c'est que d'avoir un frère ou une sœur, mais je n'ai pas été à sa place à elle. J'ai été dans la situation inverse, la dernière arrivée, donc celle qui fait un peu chier et dont on se serait bien passée (cela n'a pas empêché mon frère de m'aimer, bien sûr).

Je crois que Lily, qui aime pourtant sa sœur follement, et qui m'aime également aussi beaucoup, n'a pas supporté, et très tôt, de ne pas être unique à mes yeux, comme un bébé pourrait l'être aux yeux de sa mère. Bien sûr, cette situation est banale, car beaucoup de mères ont plusieurs enfants, voire beaucoup d'enfants, et il est normal qu'elles se partagent. Mais peu de mamans ont deux bébés (ou plus) en même temps, et il est vrai qu'un nourrisson accapare beaucoup plus l'attention de sa mère les premiers mois. Avec deux nourrissons et uniquement une paire de bras, le dilemme est immense, le manque pour le nourrisson énorme, et la culpabilité de la mère grandissante. 
Qui choisir d'allaiter quand les deux bébés pleurent et ont faim ? Qui câliner quand les deux ont besoin de câlins en même temps ? Comment passer un moment privilégié avec un seul de ses enfants ? Quand un enfant finit-il par en avoir assez de tout partager avec son frère ou sa sœur et quand commencer à leur offrir ou leur faire porter des choses « à eux » ? Comment faire comprendre à deux petites filles du même âge, deux sœurs, deux enfants très différentes, que je les aime à la folie, toutes les deux ? Comment ne pas voir le regard jaloux de l'une quand je câline l'autre ? 

Aller chercher les petites à la crèche a été un véritable calvaire pour moi depuis le début. J'ai remarqué une règle tacite entre elles (elles ne communiquent pas encore trop par la parole donc c’est presque animal, inné): la première qui touche une personne a des droits sur cette personne, et l'autre doit s'effacer au profit de sa sœur. C'est comme ça avec les mamies, mais c'est malheureusement comme ça pour moi aussi à la crèche. C'est-à-dire qu'au lieu de voir une Lily folle de joie de voir sa maman venir la chercher à la crèche le soir, j'ai droit à une Lily ivre de joie de me voir, qui court vers moi, mais qui s'arrête net en voyant que sa sœur m’a « eue » la première. La voilà qui hausse les épaules, me tourne le dos et retourne à ses occupations. J'ai aussi droit au bon gag du « je me précipite vers toi comme une folle, mais quand je vois mamie derrière toi, je fais un puuuuutain de virage pour t'éviter grognasse et je vais étreindre ma mamie que j'adore, car tu n’es une grosse merde ». Un couteau planté directement dans mon cœur, dans mon ventre, au quotidien.

Jusqu'au coup de pied dans la poitrine et dans la mâchoire de trop pendant le change, dimanche dernier.  Elle ne voulait pas me faire mal, bien sûr mais je me suis retrouvée à sangloter dans mon coin, épuisée de chercher à plaire à ma fille, à lui faire comprendre que je l'aime plus que tout, et que si, elle est unique pour moi. Mais là j'en ai eu marre, ras-le-bol. Oui, je sais, ce n'est pas une adulte, mais très honnêtement, j'étais bien loin d'imaginer à quel point un enfant pouvait être capable de vous pousser à bout. J'ai regardé Petit Chéri et je lui ai dit : « Ce n'est pas comme ça que je veux exercer mon rôle de mère, ce n'est pas moi. Cela ne me plait pas, je ne m'aime pas ainsi. J'ai toujours voulu être une mère cool, mais juste, attentionnée. J'ai toujours eu envie d'être proche tout en les éduquant, mais là c'est trop, j'en ai marre. J'en ai marre de passer mes journées à hurler, d'être une sale gueularde (je vous jure que je n'aurais jamais pensé pouvoir hurler aussi fort et aussi souvent, mes voisins doivent être en train de faire une pétition). J'en ai marre de punir, de donner des tapes, des fessées, alors que ces gestes-là me donnent envie de vomir, qu'ils n'apprennent rien à l'enfant et ne font qu'extérioriser ma frustration, ma violence, une violence intériorisée que je ne m'imaginais pas avoir et qui me fait honte, qui me dégoûte de moi-même. »

Ras-le-bol...
Le premier d'une longue série si je me rappelle bien tout ce que j'ai pu faire endurer à ma mère (mais bien plus tard, chapeau bas pour Lily qui démarre une carrière d'emmerdeuse à 2 ans tout juste). En parler à d'autres mères m'a fait du bien, car je me suis rendu compte qu'elles traversaient les mêmes choses que moi avec leurs enfants, que je n'étais pas la seule à me sentir totalement en échec avec une merdeuse de 2 ans que j'aime tellement que cela me consume.

Alors j'ai décidé de pleurer dans les bras de mon mari devant elle, et il lui a dit: « Tu vois Lily, maman pleure à cause de toi, elle est triste, car tu es vilaine avec elle ». Le soir, je me suis penchée au-dessus du lit, mais ce n'est pas un visage aimant qu'elle a vu. Je sais, c'est très dur de lire cela, mais ça l'est encore plus de le dire. Je lui ai dit que j'étais très déçue par son comportement, que j'avais mal au cœur et que pour l'instant, pour quelques minutes, j'allais être encore très en colère contre elle et qu'il allait falloir qu'elle l'accepte. Elle qui ne plie jamais, ne pleure jamais quand on la gronde et me regarde d'un air si dur parfois a semblé comprendre. J'ai vu qu'elle était triste et très touchée par mes paroles, elle s’est effondrée dans le lit et bien sûr cela m’a brisé le cœur, j’avais envie de la prendre dans mes bras, de la serrer, de la cajoler, mais cette fois-ci, je me suis retenue, pour la première fois. Bien sûr, je lui ai dit que je l'aimais, mais que je ne pouvais pas l'aimer comme ça, car cela me faisait du mal.

Depuis, mais pour combien de temps, les choses se sont arrangées. Lily est à nouveau très (trop) proche de moi. Elle se jette à nouveau dans mes bras pour m'accueillir à la crèche, me couvre de bisous baveux, pleure pour un oui ou pour un non et surtout quand on la gronde... Elle est maligne, elle a compris que la « stratégie » de sa sœur (qui n'en est certainement pas tout à fait une), la stratégie de la petite chose fragile semblait lui donner plus d’amour et d’attention que la stratégie du chameau. Nos relations sont beaucoup moins tendues, mais je me heurte à présent à un nouveau problème: les disputes de la fratrie pour avoir SA maman. 
- « Naaaaaan, maman lé à moaaaaaa »
- « Naaaaaan (pleurs), lé à moaaaaaaa maman, lé à moaaaaaaa »
Deux enfants sur les genoux pendant les transmissions à la crèche le soir, deux enfants à porter dans les bras pendant 500 m un soir de tempête cette semaine (25 kg dans les bras, oui, je peux le faire), deux enfants qui se précipitent sur moi pour « voler » le câlin de l'autre.

C'est con, mais franchement... Je préfère ça...